‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 34 sur 268 · LA FLEUR QUI M'EST DOUCE · texte numérisé non relu

LA FLEUR QUI M'EST DOUCE

L'accord des vers et des lyres Murmure dans son sommeil :

Il a de nobles délires , Il rêve marbres, porphyres, Temples au fronton vermeil.

S'il s'éveille, tout enchante Sa pensée et son regard ; Et lyre^, lui-même, il chante Et la nature vivante Et les symboles de l'art.

Il dit le jeune Persée Debout le glaive à la main, Et , prompt comme la pensée , Hermès, died du caducée, Au ciel prenant son chemin.

Tous les dieux, de l'Étrurie Dans leurs vêtements soveux Passent ; et la théorie Déroule avec symétrie Ses anneaux mystérieux.

Puis Cimabué , grave et calme , Erre autour de la cité :

Armé de sa docte palme.

Il reflète d'un front aime La primitive beauté.

Fleur, d'où le savoir émane Comme un parfum épuré, Par un invisible arcane, De toi, beau lis de Toscane, Tout esprit s'est enivré :

Pourtant la fleur qui m'est douce Croît sur les caps de la mer ; Sauvage comme la mousse, Sans Fart de Thomme elle pousse ^ Libre au bord du gouff're amer.

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