‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 51 sur 268 · SUR D'ANCIENS AMIS · texte numérisé non relu

SUR D'ANCIENS AMIS

Tes blancs cercueils de marbre, ô villa d'Albani , Ont dès longtemps perdu leurs reliques superbes, Mais la fleur y reluit fraîche parmi les herbes : Tels les cœurs d'où mon nom semble à jamais banni , Où survit mon amour, cette fleur immortelle.

Embaumant des tombeaux qui ne savent rien d'elle.

A LA MAISON D^HORAGE

TiToli.

Aux murs de ta maison, sous les frais oliviers Où tes mètressavants s'accordaient avec grâce , Un poëte est venu rêver dans tes sentiers, Sage et riant poëte Horace.

Plus de parvis sonnant sous les pieds du danseur, Plus d'onyx élégant, de» coupe de sardoine;

La fleur b*oâ. 95

Où ta lyre a chanté psalmodiait au chœur

La voix monotone d'un moine.

Mais le vin brillait là parmi les gazons verts, Les vallons déployaient leurs douceurs immortelles, Là, cueillant une fleur, je, murmurai tes vers Ail murmure des cascatelles.

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