FRUTTI DI MARE
Vers le tomber du jour à la Marginella
Vint l'étranger; vous, à votre fenêtre,.
Une quenouille en main, vous souriiez, Nella... Mon cœur a dit : « peut-être? »
Il revient, l'étranger, manger des fruits de mer;
De vos doigts fins écorçant une orange.
Ou lissant vos cheveux , vous entonnez un air : Plus d'un regard s'échange.
Puis, ses paniers au bras, voici le brun pêcheur;
Dans l'eau saline il trempe l'huitre fraîche... Ah ! son œil en dessous rit à votre œil m^oqueur. J'ai compris : double j>èche!
Oui-da, beaux fruits de mer, long regard virginal Prennent deux fois l'étranger; on le guette...
Heureux Napolitains, ainsi, sans trop de mal, La dot est bientôt faite.