‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 86 sur 268 · LES COURANTS · texte numérisé non relu

LES COURANTS

A PKLAGE LENIR

Sur un tertre, aux conûns du pays de Bretagne,

S'était assis un voyageur,

Observant là, pauvre songeur, Une eau qui jaillissait de cette humble montagne.

Car au sortir du sol et par un accident

L'eau vive s'était divisée ;

Puis, selon la pente opposée.

Gourait moitié vers l'est, moitié vers l'occident.

Tout chez le vovageur se change en rêverie :

Celui-ci dans ce double cours

Trouvant l'image de ses jours, Son cœur suivait les flots qui vont vers sa* pairie.

Mais sur l'autre penchant, il opposait sa main

Aux flux de cette onde égarée,

Kt sur la pent« préférée Il la forçait de prendre avec lui son chemin. ^

LA VmV^ D*OR. ilO

Ainsi vers son pays, seul b\it qui le réclame,

Ainsi vers ses chères amours

Allaient et sans plus de détours Tous les courants de l'onde et tous ceux de son àrae.

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