‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 90 sur 268 · A MON AMI J. B1^.LIARD · texte numérisé non relu

A MON AMI J. B1^.LIARD

Le double flot coulait sonore et clair Au confluent de l'Odet et du Ster;

G^mme un géant hurlant dans les vallées La cathédrale envoyait ses volées,

Et Corentin et le roi Gràlon-Maur

Sur les deux tours semblaient régner encor;

422 lA FLEUR D*OR.

Tous les Esprits et les Sakrts i'Ârmorique M'apparaissaîent dans la cité celtique...

Jean La Fontaine I alors je t'arrachai Un noir lèuillet de sialice entaché * :

« Àu$ flots bretons va, feuille champenoise, « Dis-je en riant, tombe,. ô feuille sournoise!

« Tout voyageur sur tes bords arrêté « Doit ce tribut, Kemper, à ta beauté :

« C'est une fable et qu'après un long somme « Pourra rimer, là-bas, notre bonhomme.

« Il sied vraiment de se moquer d'autrui

« Aux malheureux nés dans Château-Thierry ! »

Et cependant sous nos vieilles murailles Gaiment passaient les filles de Comouailles,

Et laboureurs avec leurs longs cheveux, Portant la braie ainsi que leurs aïeux ;

Tout verdissait sur la haute montagne; Tout se mêlait, la ville et la campagne :

• Le double flot coulait sonore et clair Au confluent de l'Odet et du Ster,

Fable du Cfw/neikr en^bowbé*

LA FLEUR d'or. 123

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