LA CHA'NSON DE L'ERMITE
En Ctornouaille.
La chaumière où seul j'habite
Est petite , Mais elle est près d'un étang
La FLÈtJR D*OR. <2Ô
Et d'un bois jeune et flottant Qui l'abrite.
Dès le matin sous mon chaume
Tout embaume , Mes deux volets sont ouverts :
Du chanvre et des genêts verts
Quel arôme I
Lorsque la chaleur arrive,
Quand la grive Se cache au fond du blé noir, Je puise à mon réservoir Une eau vive.
Enfin la fraîcheur retombe,
La colombe Roucoule sur ma maison :
Moi , j'entonne une oraison :
Le jour tombe.
Ainsi je vis en ermite.
Dans mon gîte , D'eau, de parfums, de chansons :
Et la nuit je dis ton nom,
Marguerite !
Marguerite , ô pèlerine
Blanche et fine , En regagnant ton manoir, Dans mon clos viens donc t'asseoir
En voisine.
130 LA ELEUB 0*QK.