‹ Œuvres complètes de Auguste Brizeux. Précédées d'une noticeChapitre 93 sur 268 · LA CHA'NSON DE L'ERMITE · texte numérisé non relu

LA CHA'NSON DE L'ERMITE

En Ctornouaille.

La chaumière où seul j'habite

Est petite , Mais elle est près d'un étang

La FLÈtJR D*OR. <2Ô

Et d'un bois jeune et flottant Qui l'abrite.

Dès le matin sous mon chaume

Tout embaume , Mes deux volets sont ouverts :

Du chanvre et des genêts verts

Quel arôme I

Lorsque la chaleur arrive,

Quand la grive Se cache au fond du blé noir, Je puise à mon réservoir Une eau vive.

Enfin la fraîcheur retombe,

La colombe Roucoule sur ma maison :

Moi , j'entonne une oraison :

Le jour tombe.

Ainsi je vis en ermite.

Dans mon gîte , D'eau, de parfums, de chansons :

Et la nuit je dis ton nom,

Marguerite !

Marguerite , ô pèlerine

Blanche et fine , En regagnant ton manoir, Dans mon clos viens donc t'asseoir

En voisine.

130 LA ELEUB 0*QK.

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