‹ Œuvres complètes de Augustin Thierry (volume 2)Chapitre 17 sur 64 · I. Histoire de France par M. Nichelet, t. IV, p · texte numérisé non relu

I. Histoire de France par M. Nichelet, t. IV, p

3. Lettre des prévost des marchands, eschevins, bourgeois, mannns et habitans de la ville de Paris aux maires, eschevins, bourgeois, manaus et habitana de la ville de Noyon (3 mai 1413). Archives do

de nobles parotes dignes d'annoncer la grande charte de réforme , œuvre commune du corps de ville et de rUniversité; mais, cette loi administrative de la vieille France, il se trouva des hommes pour la concevoir, il ne s'en trouva point pour Texécuter et la maintenir. Les gens sages et rompus bux affaires n'avaient alors ni volonté ni énergie politique. Ils se tinrent à Técart, et l'action i^esta aux exaltés et aux turbulents, aux bouchers et à leurs alliés. Ceux-ci précipitèrent par des excès intolérables une réaction qui amena leur chute , leur bannissement et l'abandon des réformes obtenues à si grande peine; trois mois après sa promulgation, l'ordonnance du 25 mai fut annulée*.

Ainsi des hommes du tiers état, portés par une crise révolutionnaire à s'investir eux-mêmes du pouvoir constituant , eurent au commencement du xv* siècle la pensée de refondre d'un seul jet Tadministration

rhôtel de ville de Noyon. ~ Selon toute probabililé, cette leUre était une circulaire.

1. Histoire de Chartes VI, par Juvénal des Ursiiis, Mémoires, etc., t. 11 , p 485 et suiv. — Et aussi cassa , annula, abolit, révoqua et du tout meit à néant et comme nulles déclara certaines escrilurcs qui par manière d'ordonnances avoient naguères esté faicles par aucuns commissaires, tant chevaliers qu'escuiers, confesseurs etaumosnier du roy et deux des conseillers de céans, au pourchas d'aucuns do l'Université et de la ville de Paris, et lesquelles, par grande impression tant de gens d'armes de celte \illo qu'autrement, avoient esté publiées en may dernier.) Extrait des registres du parlement, rec. des Ordonn. des rois de France, t. X, p. 140^ note.} —Ordonnance du 5 septembre «413, Ibid., p. <70.

du royaume ) de lui donner des principes fixes, une base rationnelle et des procédés uniformes. Si le plan qu'ils rédigèrent ne fut pas même essayé, il resta comme un monument de sagesse politique, où se montre d'une manière éclatante l'espèce de solidarité qui liait dans une même cause toutes les classes de la roture. Les commissaires délégués par la ville et l'Université de Paris ont fait ce qu'aux états généraux firent les députés du corps entier de la bourgeoisie ; ils se sont occupés de la population des campagnes, ils ont pris à son égard des mesures qui témoignent à la fois de leur sympathie pour elle et des progrès survenus dans son état depuis la fin du xir siècle.

Depuis lors, en effet, l'affranchissement collectif des paysans par villages et par seigneuries avait toujours gagné en fréquence et en étendue. Une sorte d émulation se déclarait sur ce point entre les propriétaires de serfs, et le mobile en était double. D'une part le sentiment du droit naturel s' ajoutant au sentiment chrétien, de l'autre, l'intérêt personnel pl&s éclairé conseillaient la même chose, et parfois le style des chartes présentait l'alliance bizarre de ces deux motifs d'action*. Parmi les villages aflranchis en foule dans le

I. Je , considérans et regardans être piteuse chose et convenable de ramener en liberté et fhinchise les hommes et femmes qui de leur première créacion furent créez et formez francs par le créator dou monde; considérans aussin en ceste partie le proffit évident de moy et de mes hoirs... (Charte donnée aux habitants du village de Per-

XIII* et le XIV® siècle, beaucoup prirent de nouveaux noms exprimant leur état de liberté civile , et tous ou presque tous obtinrent une forme plus ou moins complète de régime municipal. Ce régime , en s'appliquant aux cannpagnes , y propagea le nom de Commune, qui servait à le désigner dans les villes du centre et du nord, et de là vint le mouvement de déviation quia fait perdre h ce mot son premier sens si restreint et si énergique*. Quelque grande qu*aitété, dans le cours des xiiieet xiv« siècles, la multiplication des communes rurales, elle n'amena point pour les classes agricoles cette unité d'état civil qui existait pour la bourgeoisie d'un bout à l'autre du royaume; la condition des paysans, résultat de transactions de tout genre sur des droits réels

russes par Guy, sire de Glermont, 1383, rcc. des Ordonn. des rois de France, t. Vil, p. 33). — Lesquelles personnes, en alanl demeurer hors de nostre dicte terre en certains lieux, se affranchissent sans notre congié... et pour hayne d'icelle servitude, plusieurs personnes délaissent à demeurer en nostre dicte terre, et par ce est et demeure icelle terre en grand partie non cultivée, non labourée et en rien, pourquoy nostre dicte terre est grandement mains valable... (Charte donnée aux habitants de Goucy par Enguerrand, sire de Goucy, 1368, rec. des Ordonn. des rois de France, t. V, p. 454 ). — Considérans... les courtoisies, bontés et aggréables services que li dit habitan et leur ancesseur ont fait, ou temps passé, à nous et à nos prédécesseurs, pour l'amendement dudit territoire, et en récompensacion des choses dessus dictes , pour le remède des âmes 4e nous et de nos aucesseurs, et pour la somme de... que nous avons eue et reçue des habilans de nostre dicte jusUce de Joigny... (Charte donnée aux habitants de Joigny par Jebans, comte de Joigny, 4324, ibid., p. 370). 4 Voyez plus haut, p. 35, 26 et suiv..

ou personnels , resta inégale suivant les lieux et divers sifiée à l'infini.

Et pourtant, cette masse d'affranchis encore attachés au domaine par quelque lien et tout au moins soumis à la juridiction seigneuriale, cette population qui ne rélevait point immédiatement de la puissance publique pouvait déjà compter parmi les forces vives de la nationelle était comme un corps de réserve imbu de Tesprit patriotique, et capable d*un élan spontané de vigueur et de dévouement. C'est ce qu'on vit, lorsque la défaite d'Azîncourt, plus funeste que celle de Poitiers eut amené pour la France une série de revers, où la noblesse, la bourgeoisie, la royauté elle-même, ne surent que reculer pas à pas jusqu'à la honte d'un traité qui léguait la couronne et livrait le pays à un prince étranger*. Paris, dans un accès de faiblesse et d'égarement, avait ouvert ses portes et fêté le triomphe des Anglais ; le royaume était conquis jusqu'à la Loire, où Orléans, dernier boulevard des provinces encore libres, soutenait contre l'armée d'invasion une lutte désespérée , qui semblait être le dernier souffle de l'énergie nationale. On sait quel secours presque miraculeux vint alors à cette ville et au royaume, ce que fut Jeanne d'Arc, ce qu'elle fit, et comment, par elle et à son exemple, une émotion de pitié et de colère, l'amour

4. Le traité de Troie?, conclu en U20 avec Henri V roi d'Angleleire.

de la commune patrie , la volonté de s*unir tous et de tout souffrir pour la sauver, remonta dos derniers rangs populaires dans les hautes classes de la nation.

Du long et pénible travail de la délivrance nationale sortit un règne dont les principaux conseillers furent des bourgeois, et le petit-fils de Charles V reprit et développa les traditions d'ordre, de régularité, d'unité, qu'avait créées le sage gouvernement de son aïeul. Charles Vil, roi faible et indolent par nature , occupe une grande place dans notre histoire , moins par ce qu'il fit de lui-même que par ce qui se fit sous son nom; son mérite fut d'accepter l'influence et de suivre la direction des esprits les mieux inspirés en courage et en raison. Des âmes et des intelligences d'élite vinrent à lui et travaillèrent pour lui, dans la guerre avec toutes les forces de l'instinct patriotique, dans la paix avec toutes les lumières de Topinion nationale. Un fait déjà remarqué et très-digne de l'être y c'est que cette opinion eut pour représentants et le roi pour ministres des hommes sortis des classes moyennes de la société d'alors , la petite noblesse et la haute bourgeoisie. Au-dessus de tous leurs noms dominent les noms roturiers de Jacques Cœur et de Jean Bureau, l'un formé à la science de l'homme d'État par la pratique du commerce, l'autre qui cessa d'être homme de robe pour devenir, sans préparation, grand .maître de l'artillerie, et faire le premier, de celte

arme encore nouvelle , un emploi habile et méthodique •.

L'esprit de réforme et de progrès qui, en 1413, avait brillé un instant et n\ivait pu rien fonder, parce qu'un parti extrême en était Forgane, reparut, et modela sur un plan nouveau toute Tadminist ration du royaume, les finances, Tarmée, la jusiice et la police générale^» Les ordonnances rendues sur ces différents points eurent leur plein effet, et elles se distinguent, non comme les précédentes par une ampleur un peu confuse, mais par quelque chose de précis, de net, d'impérieux, signe d'un talent pratique et d'une volonté sûre d'elle-même parce qu'elle a le pouvoir. La question de Timpôt per-

1. Les deux grandes ordonnances de 1443 et de U54 qui fondèrent sur des principes rationnels et des règles fixes la eomptahillté du trésor sont attribuées à Jacques Cœur.— Deux frères Bureau siégeaient dans le conseil de Charles VU; ses autres conseillers bourgeois furent Jean Jouvenel ou Juvénal, Guillaume Gousinot, Jean Rabateau, Etienne Chevalier et Jean Leboursier.

2. Voyez l'ordonnance du 2 novembre 1439 pour la réformation de rétat militaire, celle du 23 septembre 4U3 sur le gouYernement des ^ finances , celle du 10 février HU sur le même sujet, celle du 19 juin 1445 sur la juridiction des élus, celle du 26 novembre 4447 sur la comptabilité du trésor , celle du 28 avril 4448 sur les francs archers, celle du 47 avril 4453 pour la réformation de la justice, celles du 24 Janvier et du I avril 4459 sur la reddition des comptes et Tassiette des tailles, celle du 48 septembre 4460 sur la procédure devant les conseillers des aides et celle du mois de décembre 4460 sur la juridiction de la chambre des comptes. Recueil des Ordonn. des rois de France, t. Xlll, p. 306, ibid., p. 372, ibid., p. 414, ibid., p. 428, ibid., p. 546 ; t. XIV, p. 4, U)id., p. 284, ibid., p. 482 et p. 484, ibid.« p. 496, ibid, p. 540.

manent et des taxes mises sans Toctroi des états fit alors un pas décisif; après quelques alternatives , elle fat tranchée parla nécessité, et, à ce prix, le royaume eut pour la première fois des forces régulières. Les milices des villes , organisées jadis hors de la dépendance et de l'action de la royauté, vinrent se fondre dans une armée royale et en même temps nationale. Il y eut, pom» la partie privilégiée du tiers état, diminution de droits politiques; mais la forme de la monarchie moderne , de ce gouvernement destiné dans l'avenir, à être à la fois un et libre, était trouvée ; ses institutions fondamentales existaient; il ne s'agissait plus que de le maintenir, de retendre et de l'enraciner dans les mœurs.

Le règne de Charles VII fiitune époque d'élan national; ce qu'il produisit de grand et de nouveau ne venait pas de l'action personnelle du prince, mais d'une sorte d'inspiration publique d*où sortirent alors en toutes choses , le mouvement, les idées, le conseil. De semblables moments sont toujours beaux, mais leur propre est de durer peu; l'efifort commun ne se soutient pas, la fatigue et le désaccord surviennent, et bientôt la réaction commence. Les mêmes forces qui avaient fondé le nouvel ordre administratif n'auraient pas su le maintenir intact; elles étaient collectives, et comme telles, trop sujettes à varier; l'œuvre de plusieurs avait besoin, pour ne pas déchoir, d'être

94 ESSAI SUR LillSTOIRE

remise anx mains d'un seul. Ce seul homme , cette personnalité jalouse, active, opiniâtre, se rencontra dans Louis XL S'il y a dans l'histoire des personnages qui paraissent marqués du sceau d'une mission providentielle, le fils de Charles VII fut un de ceux-là; il semble qu'il ait eu comme roi la conviction d'un devoir supérieur pour lui à tous les devoirs humains , d'un but où il devait marcher sans relâche, sans qu'il eût le temps de choisir la voie. Lui qui avait levé contre son père le drapeau des résistances aristocratiques, il se fit le gardien et le fauteur de tout ce que l'aristocratie haïssait; il y appliqua toutes les forces de son être, tout ce qu'il y avait en lui d'intelligence et de passion , de vertus et de vices. Son règne fut un combat de chaque jotu* pour la cause de l'unité de pouvoir et la cause du nivellement social , combat soutenu à la manière des sauvages^ par l'astuce et par la cruauté, sans courtoisie et sans merci. De là vient le mélange d'intérêt et de répugnance qu'excite en nous ce caractère si étrangement original. Le despote Louis XI n'est pas de la race des tyrans égoïstes, mais de celle des novateurs impitoyables; avant nos révolutions , il était impossible de le bien comprendre. La condamnation qu'il mérite et dont il restera chargé, c'est le blâme que la conscience humaine inflige à la mémoire de ceux qui ont cru que tous les moyens sont bons pour imposer aux faits le joug des idées.

Ce roi qui affectait d'êlre roturier par le ton , l'habit, les manières, qui s'entretenait familièrement avec toutes sortes de personnes, et voulait tout connaître, tout voir, tout faire par lui-même, a des traits de physionomie qu'on ne rencontre au même degré que dans les dictatures démocratiques '• £n lui apparut, àsaplus; haute puissance, l'esprit des classes roturières; il eut comme un pressentiment de notre civilisation moderne, il en devina toutes les tendances, et aspira vers elle sans s'inquiéter du possible, sans se demander si le temps était venu. Aussi, dans le jugement qu'on porte sur lui, doit-on regarder à la fois ce qu'il fit et ce qu'il voulut fake, ses œuvres et ses projets. Il songeait h établir dans tout le royaume l'unité de coutume, de poids et de mesures; sur ce point et sur d'autres, il se proposait d'imiter l'admirable régime civil des républiques italiennes.

L'industrie, enfermée dans les corporations qui l'avaient fait renaître après la renaissance des villes,

I. Entre tousoeulx que j'ay jamais congneus, le plussaige pour goy tirer d'ung mauvais pas en temps d'adrersilé , c'estoit le roy Louis XI , nostre maistre , le plus humble en paroles et en habiiz..., naturellement amy des gens de moyen estât et ennemy de tous gransqui se povoient passer de lui. Nul homme ne presta jamais tant Forellle aux gens , ny ne s'enquist de tant de choses comme il fai> soit. (Mém. de Philippe deCommynes, édit. de MUa Dupont, 1. 1, p. 98 el M.] — De maintes menues choses de son royaulrae il se mesloit et d'assez dont il se fust bien passé i mais sa compleiion esloit tdle, et ainsi vivoit. ( Ibid ; t. U, p. 273.)

était toute municipale; il entreprit de la faire nationale; il convoqua des négociants à son grand conseil , pour aviser avec eux aux moyens d'étendre et de faire prospérer le commerce; il ouvrit de nouveaux marchés et provoqua la fondation de nouvelles manufactures; il s^occupa des routes y des canaux ^ de la marine mai^ chande, de l'exploitation des mines; il attira par des privilèges les entrepreneurs de travaux et les artisans étrangers, et, en même temps, il tint sur pied des armées quatre fois plus nombreuses que par le passé, fît des armements maritimes , recula et fortifia les frontières, porta la puissance du royaume à un degré inouï jusqu'alors * . Mais ces germes de prospérité ne devaient

I. Aussi désiroit fort que en ce royaulmeTon usast d'une coustume, d'un poiz el d'une mesure, et que toutes ces coustumes fussent mises en françois dans ung beau livre. (Mém. de Philippe de Cornmynes, t. II, p. 209.) — Vous sçavez bien le désir que j'ai de donner ordre au fait de la justice et de la police du royaume, et, pour ce faire, il est besoin d'avoir la manière et les coutumes des autres pays; je vous prie que vous envoyez quérir devers vous le petit Fleurentin pour sçavoir les coutumes de Fleurence et de Venise, et le faites jurer de tenir la chose sccrette , afin qu'il vous le die mieux et qu'il le mette bien par écrit. (Le^ttre au sieur Dubouchage, Hist de Louis XI par Duclos, t. III , p. 449.) — Voyez l'ordonn. du mois de sept. U71 sur les mines, el celle du mois d'avril 1483 sur le même objet, rec. des Ordonn. des rois de France, t XVII, p. 446 ; el t. XIX, p. 105. — Les ordonnances de Louis XI sont remarquables par une grande vigueur de rédacUon ; il est probable qu'il les dicta luimême. — Mais ung bien avoit en lui noslre bon maistre : il ne mettoit rien en trésor, il prenoit tout et despendoit tout. Il feit de grans édifûces à la fortifacaUon et deffcnse des villes et places de son

fructifier que dans l'avenir ; le présent était lourd et sombre; les impôts croissaient sans mesure; le prince qui semait pour le peuple et se faisait peuple fut impopulaire. Il fit beaucoup soulïrir et souffrit beaucoup luimême dans sa vie de travaux, de ruses, de craintes, d'expédients, de soucis continuels*. La bourgeoisie, dont les privilèges municipaux étaient la seule cliose ancienne qu'il ménageât, lui fut fidèle sansTaimer. Ses grandes vues, ses pensées de bien public, les nouveautés qu'il méditait ne touchèrent que le petit nombre de ceux qui les apprirent de sa bouche et qui étaient capa« blés de les juger. L'opinion du temps n'a rien aperçu de ces choses, mais en revanche elle a saisi au vif dans Louis XI le portrait de l'homme extérieur, cette figure railleuse et sinistre que la tradition conserve, et impose encore à l'histoire.

royaulme, et plus que tous les auîtres roys qui ont esté devant luy. (Mém. de Philippe de Commynes, t. II, p. Uh.)

\. Davantaige il sçavoit h'estre point aymé de grans personnaigcs de son royaulme, ne de beaucoup de menuz : et si avoit plus chargé le peuple que jamais roy ne feit, combien qu'il euslbon vouloir de les descharger, comme j'ay dict ailleurs. (Ibid., t. Il, p. 224.) — Je croy que, si tous les bons jours qu'il a euz en sa vie, csquelz U a eu plus de joye et de plaisir que do travail et d*ennuy, esloicnt bien nombres, qu'il s'y en trouvcroit bien vingt de peine et de travaU contre ung dr plaisir et d'ayse. (Ibid., p. 277.)

es ESSAI SDR L'HISTOIRE

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