Voyez la \\t\e donnée ci-après, Appendice il
différences du cérëmonial à son égard*; Torateur de la noblesse s'écria dans sa harangue : a Elle reprendra sa c( première splendeur cette noblesse tant abaissée maince tenant par quelques^ns de Tordre inférieur sous pré- « texte dé quelques charges ; ils verront tantôt la diffé- « rence qu'il y a d'eux à nous ^ » . La même affectation de morgue d'une part, la même susceptibilité de l'autre , accompagnèrent presque toutes les communications de la chambre noble avec la chambre bourgeoise. Quand il s'agit d'établir un ordre pour les travaux , le clergé et la noblesse s'accordèrent ensemble , mais le tiers état, par défiance de ce qui venait d'eux, s'isola et fit tomber leur plan, quoique bon. Peu après, la noblesse tenta une agression contre la haute bourgeoisie; elle résolut de demander au roi la surséance , et par suite la suppression du droit annuel dont le bail allait finir, et elle obtint pour cette requête l'assentiment du clei^é. La proposition des deux ordres fut adressée au tiers état, qu'elle mit dans l'alternative, ou de se joindre à eux et de livrer ainsi les premiers de ses membres à la jalousie de leurs rivaux, ou, s'il refusait son adhé-
4. « Je remarquai que mondit sieur le chancelier, parlant en sa haârangue à Messieurs du clergé et de la noblesse, meltoit la main à son bonnet carré , et se décou?roit, ce qu'il ne flt point lorsqu'il parlolt au tiers état • (Relation des états généraux de 4614, par Fiorimond Rapine, député du tiers état de Nivernais, Des états gêné-' roux , ctc, , t XV I , p. 40a.)
9. Mercure françoit , !• eoaUnttatioD, t. III, année 1614, p^ 9Sl t. 47
nm ESSAI SUR L'HISTOIRE
sioA , d'encoUrii* le blâme dé défendre par égoïsme un privilège qui blessait la raison publique j et ajoutait on nouvel abus à la vénalité des charges.
Le tiers état fit preuve d'abnégation. Il adhéra, contre éon intérêt 9 à la demande de suspension de la taxe moyennant laquelle les offices étaient héréditaires; et pour que cette demande eût toute sa portée logique, il la compléta par celle de Tabolition de la vénalité *. Mais exigeant des deux autres ordres sacrifice pour isacrifice) il les requit de solliciter conjointement avec lui la sur* séance des pensions, dont le chiffre avait doublé en moins de quatre ans', et la réduction des tailles deveiiues accablantes pour le peuple. Sa réponse présentait conune connexes les trois propositions suivantes : sup* pliei? le roi, 1* de remettre pour Tannée courante un quart de la taille, S^de suspendre la perception du
4. aCa quelle estime lious auront nos provinces, quand elles oYront que d'un eourage Tiril nous aurons méprisé notre propre intérêt, demandant que les charges que nous possédons héréditaire* ment soient vouées au public, aux plus capables et estimés, et non rétenues par ceux qui ont le plus de biens , de richesses et de crédit u.. Alors nous contraindrons les médisans à prendre autro con<^ ûance de nous, qu'ils n*ont pas, eux qui nous ont estimés être du tout contraires à la révocation de Tinique parti de la paulette. D'autant 4ue la plupart de cette compagnie possède les charges plus relevées et bonoriblei du royaume^ d'autant plut nous devons nous portéi*! par là liberté éi ilneérité dei états et l'ebUgâUen de nos consciences^ à I^OwIitioa de œ droit qui fomente l'ignorance, Hmfie la perte k la vertu et à la doctrine. » (Diseeurë dd lieùtêUant général de Saintes^ Relation des états de 4644 par Florimond Ha^iine, t>* ^^O