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s. L'a£tecUon que nous portons à nos sujets nous ayant £Ut préférer à notre gloire et à l'agrandissement de nos États la saUsfactiOQ de leur donner la paix, nous avons en même temps employé nos principaux soins pour leur faire recueillir les fruits d'une parfaite tranquillité; et comme le commerce, les manufactures et l'agriculture sont les moyens les plus prompts , les plus sûrs et les plus légitimes pour mettre l'abondance dans notre royaume, aussi nous n'avons rien oublié de toutes les choses qui pourroient obliger nos suyets de s'y appliquer. ( Édit de décembre 1665, portant réduction des rentes du denier dix-huit au denier vingt, Rec, des anciennes lois françaises, t XVIII, p. 69. )
3. Ce traité fut signé le 2 mai 4668. — Voyez sur le droit de dévolation invoqué par Louis XIV à la mort de Philippe IV, roi d'Espagne, et sur les événements de la guerre de 1667 , l'ouvrage de M. Mignet, Négociations relatives à la succession jf Espagne, t. 1er, 2« partie,
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rissue fiit heureuse pour le roi et pour I^ France, Le roi y gagna un renom d'habileté politique et militaire^ la France ; en acquérant plusieurs villes de la Belgique^, fit un pas considé|*able dans les voies de son agrandissement naturel. Mais dans ce prepiier coup de fortune , il y eut quelque chose de funeste. Une fois évpillée pour la gloire des arm^^ la passion chez Louis XIV ne se reposa plus ; elle attiédit en lui le zèle pour les travaux pacifiques ; elle le fit passer , de rinfluence de Colbert, sous cfiUe du conseiller le plus désastreux^. Et non - feulement elle le rendit moins occupé de progrès au dedans que de conquêtes au dehors , mais encore , dans les affaires extérieures , ' elle le détourna de la vraie politique française, de cette politique à la fois nationale et libérale dont le plan avait été conçu par Henri IV et l'édifice élevé par Richelieu*.
seot. 1 et â; t II , 8« partie, sect. 2. -« Les opposants à cette guerre, dans le conseil du roi, furent Golbert et le ministre des affaires étrangères, de Lionne, Tun des plus grands diplomates qu'ait eus la France , négociateur du traité de Westplialie, de la ligue du Rhin et du traité des Pyrénées. « Si , avant la guerre de Flandre , on eût < donné au roi Cambrai , ou même Bergues, il se seroit peut-être c contenté. Lionne, surtout, étoit au désespoir de la guerre. • (OEuvres de Racine, t. VI, p. 338.)
1. Charleroi , Binch, Atb, Douai, Tournai, Oudenarde, Lille, Armenlières, Gourtrai , Bergues et Furnes.
â. Le marquis deLouvois, ûlsdu minisire Leteliier, d'abord associé à son père dans le département de la guerre, puis chargé seul de ce portefeuille en 1666.