De plusurs choses à remenJbrer li prist
De dulce France, des humes de snn lign.
{La chanson de Roland [édit. de l(. Génin] chant III, vers 941.)
— Oi n*eA perdrat France dulce snn los.
(Ihid., chant ii, vers 550.) — Voy. aussi chant m, vers 548, chant iv, vers 365 et 31t.
— n est en douce France un hoin roi Loeys.
[AioletMirabel, [M*, de la Blblioth.iinpér., fonds Lavallière, n» 80], fo 96, vers 17.)
— Et puis en douce France à Karlemaine iras.
(Qarin de Monglan^ t/6i<l.,n» 781 1*» i, Y«, vers %h.)
xn PRÉFACE.
siècles suivants, durant la grande lutte contre lesAnglais, qu'apparurent les signes d'un amour du pays commun à toutes les classes de la nation. Si je n'ai point mentionné ce fait ni d'autres du même genre, ce n'est pas que je les méconnaisse, c'est parce qu'ils étaient hors de mon sujet ; je demande qu'on ne taxe pas de réticence malveillante ce qui n'a été, de ma part, qu'omission par rigueur de méthode.
Cette rigueur, utile dans toute composition littéraire, m'était commandée ici d'une façon plus impérieuse par la nature même et la nouveauté du sujet. Les faits que j'avais à recueillir et à mettre en lumière n'appartiennent point à la partie saillante de l'histoire de France, mais plutôt à ses parties les plus cachées et, qu'on me passe l'expression , les plus intimes. J'entreprenais d'écrire une histoire qui, à proprement parler, manquait de corps ; il s'agissait de lui en former un, en la dégageant par abstraction de tout ce qui n'était pas elle, et il fallait donner à une succession d'aperçus et de faits généraux le mouvement et l'intérêt d'un récit. Voilà quel but je me suis proposé d'atteindre ; y ai-je réussi?