‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 112 sur 607 · SCÈNE II SAEST-ALBAN, ANDRÉ · texte numérisé non relu

SCÈNE II SAEST-ALBAN, ANDRÉ

8AI5T-ALBAIf.

M. Aurelly est-il au logis, André?

Non, monsieur, pour personne ; mais ce n'est pas pour monsieur que je dis ça : il faut que vous entriez, vous. Il va descendre : monsieur veut-il que je l'aille avertir ?

8AI!fT-ALBAIf.

Non ; il peut être occupé ; j'attendrai. (Dse promène, et dit h lui-même :) Le devoir me presse d'agir... Famour me retient... la jalousie... Non, jamais mon cœur ne fut plus tourmenté. S'aimeraient-ils ? La douleur qu'elle a laissé voir ce matin était trop vive!... André!

Monsieur m'appelle?

8AlIfT-ALBA2f, à part.

Ce garçon est naïf; faisons-le jaser. — (Haut, en s'tt- «eyant.) Mon cher André...

ANDRé.

Monsieur est plus bon que je ne mérite.

SAIHT-ALBAIf.

Où est ta jeune maîtresse?

AKDRÉ.

Ah! monsieur! on était si gai les autres voyages, quand vous arriviez ! ce n'est pas par intérêt que je le dis : mais de ce que vous ne logez plus ici, ça fait une peine à tout le monde... Mameselle pleure, pleure, pleure! et notre maître!... On a servi le dlrer : M. de Mélac, son fils, personne ne s'est mis à table; ni monsieur non plus, ni mameselle non plus.

Page 1