SALM-ALBAN
Vous avez de l'honneur : osez me le conseiller. (Au-
rpU» bahM b U^le sans n'pondrc) JVspére que VOUS distingu^H'Z ce que je puis acconler, et ce que le devoir m'interdit; j'accepte Targcnl; je me tairai : mais j'exige qu'il se défasse à l'instant de son emploi, sous le prétexte qu'il voudra.
AURELLY.
J'avoue qu'il n'est pas digne de le garder; mais son
fils? cette survivance? tant de démarches pour Tobtenir?...
SAINT-ALBAN
Son fils r qui nous en répondrait?
AUREaV.
Moi.
SANT-ALBAN
C'est beaucoup faire pour eux.
AiJRELLT.
J'ai vingt moyens de m'assurer de lui.
SAINT-ALBAN, rèTaut.
J'avoue que... je... je n'ai point d'objection personnelle contre le jeune homme : et, dans le dessein où je suis de vous demander une grâce pour moimême...
AURELLY.
Je pourrais vous obliger?
Sur un point de la plus haute importance.
AURELLT, TiYement.
Tenez-moi pour déshonoré, si je vous refuse.
SAINT-ALBAN
Puisque vous m'encouragez, je vais parler. Vous connaissez ma fortune, mes mœurs ; vous avez une nièce adorable; elle m'a charmé; je l'aime, et je vous demande sa main, comme la plus précieuse faveur...
AURELLT, stupéfait.
Vous me demandez... ma Pauline?
SAINT-ALBAX.
Auriez-vous pris des engagements ?
AURELLT, rmharris^.
En vérité, ce n'est pas cela ; mais si vous la connaissiez mieux...
SAINT-ALBAX.
Je l'ai plus étudiée que vous ne pensez.
AURELLT.
Cette enfant n'a pas de fortune.
SAINT-ALBAN
Sur un mérite comme le sien, c'est une différence imperceptible.
AURELLY, à part.
Comment sortir de ce nouvel embarras !
Vous m'avez flatté que je ne serais point rejeté.
AURELLT.
Monsieur !... vous n'êtes pas fait pour l'être...
SAlNT-ALBAN.
Et cependant...
AURELLT, embarrassé.
Soyez certain qu'elle est trop honorée de votre recherche, et que l'obstacle ne viendra pas de ma part. Mais...
FAINT-ALBAN
Vous me la refusez ?
AURELLT .
Croyez que... Avant de vous répondre, il faut que je prévienne ma nièce.