LES DEUX AMIS, ACTE IV, SCÈNE X
▼miment digne de Taction. — Que fait mon fils? j'en sais inquiet. L*avez-vous vu !
DABIItS.
Ah ! c'est pour lui surtout que je vous presse ; il a répandu devant moi des larmes si améres, et m*a quitté avec une impatience, un sentiment si douloureux!... Mais quel danger de vous confier à lui ? Encouragé par votre exemple, il se calmerait, il vous consolerait.
MÉLAC PÈRE
Me consoler ? Mon ami, l'expérience de toute ma vie m'a montré que le courage de renfermer ses peines augmente la force de les repousser ; je me sens déjà plos faible avec vous que dans la solitude. Eh ! quel secours tirerais-je de mon fils? Je crains moins sa douleur que son enthousiasme ; et, si je suis à peine maître de mon secret, comment contieudrais-je cette âme neuve et passionnée ?...