PAUL1!(E
Ingrat, à Tinstant où vous allez tout lui devoir, pendant que son attachement lui fait payer toute la somme à Saint-Alban !
MÉLAC FILS, avec joie.
Que dites-vous ? 11 nous sauve l'honneur ?
PAULINE
Il va plus loin... son cœur, qui vous chérit...
MÉLAC FILS, viTement.
Achevez, Pauline, achevez ; ne craignez pas de mettre le comble à ma joie. Il me donne sa nièce ?
PAULINE, timidement.
Ah ! Mélac, ne parlez plus de sa malheureuse nièce.
MÉLAC FILS
Comment ?
Sa Glle...
Sa nUe !
PAULINE
MÉLAG FlU.
PAULINE
Sa 011e, fruit d'une union ignorée, qui vous connaît, qui vous aime, offre à votre père cent mille écus qu'elle tient des dons et des épargnes du sien...
MÉLAC FILS, avec indignation.
Au prix de m'épouser !... Nous n'étions pas assez avilis ; il nous manquait cet opprobre.
PAULINE, pleurant.
J'ai bien prévu que votre âme orgueilleuse rejetterait un pareil bienfait.
MÉLAG FILS, fiirieax.
Il me fait horreur ! le service, et celui qui l'offre, et celle qui le rend, je les déteste tous... C'était donc pour cela qu'il éloignait toute idée de notre union T II me gardait cette honte ; il me méprisait, même avant que le malheur m'eût réduit à souffrir tous les outrages. Mais, je le jure à vos pieds, Pauline ; fût-elle cent fois plus généreuse, la fille sans nom, sans état, et désavouée de ses parents, ne m'appartiendra jamais.
PAULINE
Vous la connaissez mal ; elle n'a eu en vue que votre père.
MfcLAC FILS.
Mon père ! Faut-il donc nous sauver d'une infamie par une autre!... Vous pleurez, ma chère Pauline 1