‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 122 sur 607 · SCÈNE XI AURELLY, PADLÎNE, MÉLAC nu · texte numérisé non relu

SCÈNE XI AURELLY, PADLÎNE, MÉLAC nu

PAULIKE, à NéUc, aTec efflroi.

Yoici mon père.

MÉLAC PILS vt au<dcTant d'AurelIy.

Ah ! monsieur, si le plus amer repentir pouvait .efTaeer de coupables emportements ! si le plus vif regret de TOUS avoir offensé...

Offensé ! Non, mon ami ; j*ai moins vu ta colère que l*honnète sentiment qui la rachetait. Ton respect filial m*a touché. — Demande à Pauline ce que je lui en ai dit.

MéliAC ni^s.

Je connais les effets de votre amitié, et ma reconnaissance...

AURELLT.

Elle me plait : mais tu no m*en dois que pour ma bonne volonté ; tout est bien loin d*ètre terminé.

PAULINE

Malgré vos oRrcs?

MéLAC FILS.

Qui a donc suspendu... ?

AURELLY.

La chose la plus étonnante. Je parle à Saint-Alban ; il accepte le payement, mais il ifen allait pas moins écrire à sa Compagnie. L'honneur, TéUt, la survivance, tout était perdu.

MéLAC FIU.

Le cruel !

AURELLT.

Grands débats. Il parait se rendre. Je crois tout fini ; je l'embrasse, en souhaitant de pouvoir Tobliger à mon tour, il me prend au mot : dans Texcès de ma joie, j*y engage mon honneur. (A Panlme.) Ëcoute la conclusion.

MÉLAC FILS, à part.

Je tremble.

• Vous avez une nièce charmante ; je Taime, je • Tadore, et je vous demande sa main. »

PAULINE

Juste ciel !

MÉLAC FILS, à part.

Je l'avais prévu.

AURELLT, & Pauline.

Tu conçois quel a été mon embarras pour lui ré« pondre.

PAULHtE.

Je vois le mal. 11 est irréparable.

AURELLT, bas à Pauline.

Non ; mais lorsqu'il m'a demandé ta main, je n*ai pas dû. sans te consulter, aller lui confier le secret de

ta naissance. Je viens exprès pour cela : que lui dîrai-je î

PAULINE, d*un ton réfléchi.

Croyez-vous qu'il traitât rigoureusement M. de Mélac, s'il était refusé ?

AURELLT.

Refusé! De quel droit le sommerais-je de sa pa« rôle, en manquant k la mienne ! C'est bien alors que tout serait perdu... Mais que faire? il veut tout terminer à la fois, il attend une réponse.

PAULHf B regarde Nélac, et dit en aoupirant :

Permettez qu'il la reçoive de moi. — Qu'il vienne.

MÉLAC FILS, & part, avec effroi.

Qu'il vienne !

PAULINE

n est important que je lui parle.

AURELLT.

Il sera ici dans un moment. Mon enfant, je connais tes principes, dispose de toi-même à ton gré : je ne puis mettre en de plus sûres mains des intérêts si chers à mon cœur.

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