SCÈNE XII PAULINE, MÉLAC fils
1|£lag fils, tremblant.
Mademoiselle...
PAULINE
Vous voyez bien que le danger de votre père est pressant : quel intérêt oserait se montrer auprès de celui-là ?
MéLAG FILS.
Ah! mon père, mon père!... (En hésitant.) Ainsi vous rappelez Saint-Alban ?
PAULINE
Il est indispensable que je le voie; consentez-y, Mélac* il le faut... Il faut me rendre ma parole.
MÉLAC FILS, aTec nne colère renfermée.
Non, vous pouvez me trahir ; mais il ne me sera pas reproché d'y avoir contribué par un Wche consentement.
PAULIKB, tendrement.
Te le demanderais-je, ingrat, si j'avais dessein d*en abuser? — - Qui vous dit que je veuille l'épouser?
MÉLAC HLS.
Serez-vous la maîtresse de vos refus ?
PAULINE
Vous n'êtes pas généreux d'accabler ainsi mon Ame. Ah ! j'avais des forces contre ma douleur, je n'en ai plus contre la vôtre.
MÉLAC HLS.
Pauline !
PAULINE
Pense i ton père, à ton père respectable, et tu rougiras d*at tendre de moi l'exemple du courage que tu devais me donner.
MÉLAC FILS, étoofTé par la dooleur.
Je sens que je ne puis vivre sans votre estime, il me faut la mienne. Il faut sauver mon père... aux dépens de mes jours... Ah ! Pauline !