LES DEUX AMIS, ACTE V, SCÈNE XI
AURELLY, confus.
Savez-Yous qui elle est ?
MâLAC PÈRE, aTec effusion.
J*aurais bien dû le deviner î le cœur d*un père se trahit mille fois le jour. Elle est ta fille, ta généreuse fille, et je te la demande pour mon fils.
AURELLT.
Tu me la demandes ! Âli ! mon ami ! (Us se jettent
dans les bras Tan de Taiitre.)
Miuc FUS, à Pauline.
Mon père consent à notre union !
PADLIKB.
Cest le plus grand de ses bienfaits.
8AI>'T-ALBA!f.
Aurelly, rendez-moi votre mandat, je pars; soyez tranquille. Yos effets de Paris me seront remis promptement, ou je supplée à tout.
AURELLY.
De vos biens T
SAIlIT-ALBAlf.
Puissent-ils être toujours aussi heureusement employés! Vous m*aYez appris comme on jouit de ses sacrifices. En Yain je vous admire, si votre exemple ne m*élève pas jusqu*à Thonneur de Ti miter. — Nous
compterons à mon retour. (Chacun eiprime son admiraUon.)
AURELLY, transporté.
Monsieur... je me sens digne d*accepter ce service; car, à votre place, j*en aurais fait autant. Pressez donc votre retour ; venez marier ces jeunes gens que vous comblez de bienfaits.
ii£lac p&re.
Pourquoi retarder leur bonheur? Unissons-les ce soir même. Eh ! quelle joie, mes amis, de penser qu^un jour aussi orageux pour 1^ bonheur n'a pas été tout à fait perdu pour la vertu !