‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 177 sur 607 · SCÈNE IV LE COMTE, ROSLNE, BARTHOLO · texte numérisé non relu

SCÈNE IV LE COMTE, ROSLNE, BARTHOLO

ROSINE, avec une colère simulée.

Tout ce que vous direz est inutile, monsieur, j'ai pris mon parti; je ne veux plus entendre parler de musique.

BARTHOLO

Écoute donc, mon enfant ; c'est le seigneur Âlonzo, l'élève et l'ami de don Basile, choisi par lui pour être un de nos témoins. — La musique te calmera, je t'assure.

ROSINE

Oh ! pour cela, vous pouvez vous en détacher : si je chante ce soir!... Où donc est-il ce maître que vous craignez de renvoyer ? je vais, en deux mots, lui donner son compte, et celui de Basile. (Elle aperçoit son amant : elle fait un cri.) Ah!...

BARTHOLO

Qu'avez-vous ?

ROSINE, les deux mainà sur son coeur, avec un grand trouble.

Ah! mon Dieu ! monsieur... Ah ! mon Dieu ! monsieur...

BARTHOLO

Elle se trouve encore mal ! Seigneur Alonzo !

ROSINE

Non, je ne me trouve pas mal... mais c'est qu'en me tournant... Ah!...

LE COMTE

Le pied vous a tourné, madame?

ROSINE

Ah ! oui, le pied m'a tourné. Je me suis fait un mal horrible.

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