‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 180 sur 607 · LE BARBIER DE SÉVILLE, ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

LE BARBIER DE SÉVILLE, ACTE III, SCÈNE V

toupilles et sitôt que je m'assieds, mes pauTres jambes... (Il se lève et pousse le fauteuil.)

ROSINE, hM au comte.

Figaro ne vient point !

LE COMTE

Filons le temps.

BARTHOLO

Mais, bachelier, je l*ai déjà dit à ce vieux Basile : est-ce qu*il n'y aurait pas moyen de lui faire étudier des choses plus gaies que toutes ces grandes arias, qui vont en haut et en bas, en roulant, hi, ho, a, a, a, a, et qui me semblent autant d'enterrements? La, de ces petits airs qu'on chantait dans ma jeunesse, et que chacun retenait facilement. J'en savais autrefois... Par exemple...

(Pendant la ritournelle il cherche en se grattant la tête, et chante en faisant claquer ses pouces, et dansant des genoux comme les vieillards.)

Veux-tu, ma Rosinette,

Faire empleUe Du roi des maris ?...

(Au comte en riant.)

Il y a Fanchonnette dans la chanson ; mais j'y ai substitué Rosinette, pour la lui rendre plus agréable et la faire cadrer aux circonstances. Ah! ah! ah! ah! Fort bien ! pas vrai ?

LE COMTE, riant.

Ah! ah! ah! Oui, tout au mieux.

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