‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 241 sur 607 · LA COMTESSE, SUZANNE · texte numérisé non relu

LA COMTESSE, SUZANNE

(La Comleffie met furtivement le ruban dam son seio.)

SUZANNE

Voici la canne et votre loup.

LA COMTESSE

Souviens-toi que je t'ai défendu d'en dire un mot à Figaro.

SUZANNE, avec joie.

Madame, il est charmant votre projet ! Je viens d'y réfléchir. Il rapproche tout, termine tout, embrasse tout ; et, quelque chose qui arrive, mon mariage est

maintenant certain. (Elle baise la main de sa maitresm. Elles M>rlen(.)

Pendant renir'acle, des valets arrangent la salle d'audience. On apporte les deux banquettes à dossier des avocats, que l'on place aux deux côtés du théâtre, de façon que le passage toit iibre par derrière. On pose une estrade à deux marches dans le milieu du théâtre, vers le fond, sur laquelle on place le fauteuil du Comle.-On met la table du greffier et son tabouret de côté sur le devant, et des sièges pour Brid'oison et d'autres juges, des deux côtés de l'estrade du Comte.

Il est asseï effronté, mon petit projet ! (Elle âe loorne.) Ah! le niban! mon joli ruban ! je t'oubliais!

(FJk* b* prend sur sa bergère et le roule.) Tu ne me quitteras

plus... tu me rappelleras la scène où ce malheureux enfant... Ah! monsieur le comte, qu'avez-vous fait?... El moi, que fais-je en ce moment?

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