‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 30 sur 607 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

tB (uPiTAïKE COWERLY, LE BARON, madame MURER>

EUGÉNIE

Le capitaine, d*iin tbn bruyaril.

. Bonjour, mon très-cher.

Bonjour, capitaine. Nous jouons aux barres.

LE CAPITIIIIE.

En rentrant chez moi, j'ai trouvé ce billet que vou y aviez laissé. Mais, en honneur, je m'en retournais saii vous voir.

LE BARON

Et pourquoi?

LE CAPITAINE

Un de vos gens, le plus obstiné valet (je ne sais o je l'ai vu), prétendait qu'il n'y avait personne au logi:

LE BARON

Je n'ai point donné d'ordre... Ma sœur?

MÀDAMB MURER, flècbement.

Ni moi. A peine arrivés, nous n'attendions aucune v site.

LE CAPITAINE

En ce cas, baron, j'aurai doublement à me félicit< d'avoir forcé la porte, si je puis vous être utile, et : ces dames veulent bien agréer mes honmiages.

LE BARON

Capitaine, c'est ma sœur, et voici bientôt la tienne.

(Montrant sa fille.) LE CAPITAINE, à Eugénie.

J'envie, mademoiselle, le sort de mon frère ; en voi voyant, on n'est plus étonné des précautions qu'il a pri ses pour assurer son bonheur.

MADAME MURER, il un air distrait.

Comme dit fort bien monsieur, les précautions son toujours utiles en affaires : chacun prend les siennes.

LE CAPITAINE, cherchant des yeux.

Mais OÙ donc est-il?

LE BARON

Qui?

LE CAPITAINE

Votre fils.

LE BARON

Mon fils? Qui le sait?

MADAME MURER

A quoi tend cette question, monsieur?

LE CAPITAINE

N'est-ce pas son affaire qui vous attire tous à Lon dres?

LE BARON

Pas un mot de cela : un maudit procès dont je i sais autre chose, sinon que j'ai raison... Mais connal trais-tu déjà l'aventure de mon fils ?

LE CAPITAINE

C'est une misère, une vétille, moins que rien.

LE BARON

Sans doute : il n'y a que la subordination...

MADAME MURER, sèchement.

J'admire comment monsieur a le don de tout dev ner : nous en recevons la première nouvelle à l'instau

LE CAPITAINE

Moi, je l'ai vu, madame.

EUGÉNIE

Mon frère ?

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