‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 31 sur 607 · EUGÉNIE, ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

EUGÉNIE, ACTE III, SCÈNE IV

eflecthement d'aToir entendu dire qu*un goût provincial rayait tenu quelque temps éloigné de la capitale.

MADAME MDRER, dédaigneusement.

Un goût provincial ?

LE BARON, ' riant.

Quelque jeune innocente à qui il aura fait faire des découvertes, et dont il s*est amusé apparemment ?

LB CAPITAINE

Voilà tout.

LE BARON, d'un air content.

G^est bon, c*est bon. Je ne suis pas fâché que de temps en temps une pauvre abandonnée serve d'exemple aux autres, et tienne un peu ces demoiselles en respect devant les suites de leurs petites passions. Et les père et mère ! moi, c'est cela qui me réjouit.

EUGéNIB, & part.

Je ne puis plus soutenir le supplice où je suis.

LE CAPITAINE

Mademoiselle me parait incommodée.

LE BARON

Ma fllle?... qu'as-tu donc, ma chère enfant?

BCCéNlE, tremblante.

Je ne me sens pas bien, mon père.

MADAME MURER

Je vous l'avais dit aussi, ma chère nièce ; nous devions nous retirer. Venez, laissons ces messieurs se raconter leurs merveilleuses anecdotes.

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