‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 311 sur 607 · FLORESTINE, LE COMTE, BÉGEARSS · texte numérisé non relu

FLORESTINE, LE COMTE, BÉGEARSS

PLORESTINE, un bouquet au cdtè.

On VOUS disait, monsieur, si occupé, que je n'ai pas osé vous fatiguer de mon respect.

LE COMTE. '

Occupé de toi, mon enfiint! ma fiUe! Ah! je me plais à te donner ce nom, car j'ai pris soin de ton enfance. Le mari de ta mère était fort dérangé : en mourant il ne laissa rien. Elle-même en quittant la vie, t'a recommandée à mes soins. Je lui engageai ma parole; je la tiendrai, ma fille, en te donnant un noble époux. Je te parle avec liberté devant cet ami qui nous aime. Regarde autour de toi, choisis ! ne trouves*tu personne ici digne de posséder ton cœur?

PLORESnilB, Ini baisant la main.

Vous Tavez tout entier, monsieur; et si je me vois consultée, je répondrai que mon bonheur est de ne point changer d'état. — Monsieur YOtre fils , en se mariant... (car, sans doute, il ne restera plus dans l'ordre de Malte aujourd'hui), monsieur votre fils, en se mariant, peut se séparer de son père. Ah ! permettez que ce soit moi qui prenne soin de vos vieux jours! c*est un devoir, monsieur» que je remplirai avec joie.

LE COMTE

Laisse, laisse monêiewy réservé pour rindifférence ; on ne sera point étonné qu'une enfant si reconnaissante me donne un nom plus doux : appelle-moi ton père.

BiCEARSS.

Elle est digne, en honneur, de votre confidence

LA MÈRE COrPABLK, ACTE Ih SCfiNE VFFl.

entière... Mademoiselle, embrassez ce bon, ce lendre protecteur. Vous lui devez plus que vous ne pensez. Sa tutelle n'est qu'un devoir. 11 fut Tami... Tami secret de votre mère... et, pour tout dire en un seul mot...

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