FLORESTINE, BÉGEARSS
FIGARO, annonçant.
Madame la comtesse!
BÉGEARSS jptte un regard furieux sur Figaro. (A part.) Au diable
le faquin !
LA COMTESSE, au Comte.
Figaro m'avait dit que vous vous trouviez mal, effrayée, j'accours, et je vois...
LE COIITE.
... Que cet homme officieux vous a fait encore un mensonge.
FIGARO
Monsieur, quand vous êtes passé, vous aviez un air si défait... Heureusement il n'en est rien. (Wgearss
l'examine.)
LA COMTESSE
Bonjour, monsieur Bégearss... Te voilà, Floresline; je te trouve radieuse... Mais voyez donc comme elle est fraîche et belle! Si le ciel m'eût donné une fiilê, je l'aurais voulue comme toi de figure et de caractère. 11 faudra bien que tu m'en tiennes lieu. Le veux-tu, Florestine?
FLORESTINE, lui baii^nt la main.
Ah! madame!
LA COMTESSE
Qui t'a donc fleurie si malin ?
FLORESTINE, avec joie.
Madame, on ne m*a point fleurie; c'est moi qui ai fait des bouquets. N'est-ce pas aujourd'hui saint Uon?
LA COMIESSE.
Charmante enfant, qui n'oublie rien ! (Elle la baise au
front. Le comte fait un geste terrible. BégearsK le relient.)
LA COMTESSE, h Figaro.
Puisque nous voilà rassemblés, avertissez mon fils que nous prendrons ici le chocolat.