FLORESTINE
Pendant qu'ils vont le préparer, mon parrain, faitesnous donc voir ce beau buste de Washwglon, que vous avez, dit-on, chez vous.
LE COMTE
J'ignore qui me l'envoie ; je ne l'ai demandé à personne; et, sans doute, il est pour Léon. 11 est beau; je Tai là dans mon cabinet : venez tous. (Bégear», en
sortant le dernier, se retourne deux fois pour examiner Figaro, qui le regarde de même. Ils ont l'air de se menacer sans parler.)
FIGARO seul, rangeant la table et ïn tatsM pour le déjewier.
Serpent, ou basilic, tu peux me mesurer, me lancer des regards affreux! Ce sont les miens qui te tueront !... Mais où reçoit-il ses paquets? Il ne vient rien pour lui, de la poste à Fhôtel ! Est-il monté seul de l'enfer?... Quelque autre diable correspond!... et moi je ne puis découvrir...
S^CÈNE VI FIGARO, Sl'ZAi\?îE.
SUZANNE accourt, regarde, et dit très- rive ment h l'oreiUe de
Figaro :
C'est lui que la pupille épouse. — Il a la promesse du comte. — Il guérira Léon de son amour. — Il détachera Florestine. ^ 11 fera consentir madame. — Il te chasse de la maison. — 11 cloître ma maîtresse en attendant que l'on divorce. — Fait déshériter le jeune homme, et me rend maîtresse de tout. .Voilà les nouvelles du jour. (Elle senfuil.)