‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 336 sur 607 · SCÈNE IX LE CONTE, DÉGEARSS · texte numérisé non relu

SCÈNE IX LE CONTE, DÉGEARSS

LE COMTE, la regardant aller.

Je ne reviens pas de mon étonnement. Je m^attendais à des débats, à des objections sans nombre ; et je la trouve juste, bonne, généreuse envers mon enfant! Moi qui luisende mère ,dit-elle.. . Non, ce n*est point une méchante femme ! elle a dans ses actions une dignité qui m'impose,... un ton qui brise les reproches, quand on voudrait Ten accabler. Mais, mon ami, je m'en dois k moi-même, pour la surprise que j'ai montrée en voyant brûler ces papiers.

BéCBAESS.

Quant à moi, je n'en ai point eu, voyant avec qui vous veniez. Ce reptile vous a sifllé que j*^ais là pour trahir vos secrets ? De si basses imputations n'atteignent point un homme de ma hauteur ; je les vois ramper loin de moi. Nais, après tout, monsieur, que vous importaient ces papiers! N'avieZ'-vous pas pris malgré moi tous ceux que vous vouliez garder ! Ah ! plût au ciel qu'elle m'eût consulté plus tôt ! vous n^auries pas contre elle des preuves sans réplique !

LE COMTE, avec douleur.

Oui sans réplique! (Avec ardeur.) Otons-les de motl sein : elles me brûlent la poitrine, (b Ure k lettre de aoii

sein, el la met daus sa poche.)

BSCEARSS continue avec dooceiir.

Je combattrais avec plus d*avanlage en faveur du ûls de la loi ; car enûn il n'est pas comptable du triste sort qui Ta mis dans vos bras !

LE COMTE reprend sa ftireur.

Lui, dans mes bras ? jamais.

BÉGEAESS.

11 n'est point coupable non plus dans son amour pour Florestine ; et cependant» tant qu'il reste près d'elle »

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