‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 346 sur 607 · SCÈNE IX LA COMTESSE, LÉON, FLORESTINE · texte numérisé non relu

SCÈNE IX LA COMTESSE, LÉON, FLORESTINE

LA COMTESSE, k Léon.

Nous, mon fils, ne sachons jamais ce que nous devons ignorer. Tu pleures, Florestine ?

FLORESTINE, pleurant.

Ayez pitié de moi. madame! Eh! comment soutenir autant d'assauts dans un seul jour? A peine j'apprends qui je suis, qu'il faut renoncer à moi-môme, et me livrer... Je meurs de douleur et d'elTroi. Dénuée d'objections contre M. Bégearss, jo sens mon cœur à l'agonie en pensant qu'il peut devenir... Cependant il le faut; il faut me sacrifier an bien de ce frère chéri ; à son bonheur, que je ne puis plus faire. Vous dites que je pleure:

U MÈRE COUPABLE. ACTE FV, SCÈNE XIH.

ail ! je fais plus pour lui que si je lui donnais ma vie ! .Maman, ayez pitié de nous, bénissez vos enfants ! ils

sont bien malheureux ! (Elle se jelle à genou ; Léon en fait aatant.)

LA COMTESSE, leur imposant le« mains.

Je vous bénis, mes chers enfants. Ma Florestine, je fadople. Si tu savais à quel point tu m'es chère ! Tu seras heureuse, ma fille, et du bonheur de la vertu ; celui-là peut dédommager des autres. (lisse relèvent.)

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