‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 347 sur 607 · PL0RE8TINK · texte numérisé non relu

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Nais croyez-vous, madame, que mon dévouement le ramène à Léon, à son fils? car il ne faut pas se flatter : ^on injuste prévention va quelquefois jusqu'à la haine.

LA COMTESSE

Chère fille, j'en ai l'espoir.

LÉON

C'est l'avis de M. Bègearss : il me Ta dit ; mais il m'a dit aussi qu'il n'y a que maman qui puisse opérer ce miracle : aurez-vous donc la force de lui parler en ma faveur?

LA COMTESSE

Je l'ai tenté souvent, mon fils, mais sans aucun fruit apparent.

Léon, 0 ma digne mère , c'est votre douceur qui m'a nui. La crainte de le contrarier vous a trop empêchée d'user de la juste influence que vous donnent votre vertu et le respect profond dont vous êtes entourée. Si vous lui parliez avec force, il ne vous résisterait pas,

LA COMTESSE

Vous le croyez, mon fils 1 Je vais l'essayer devant voug. Vos reproches m'affligent presque autant que son injustice. Nais, pour que vous ne gêniez pas le bien que je dirai de vous, mettez-vous dans mon cabinet ; vous nrenlendrez, de là, plaider une cause si juste : vous n'accuserez plus une mère de manquer d'énergie quand il faut défendre son fils. (EUe sonne.) Florestine, la décence ne te permet pas de rester : va renfermer ; demande au ciel qu'il m*accorde quelque succès, et rende «Mifin la paix à ma famille désolée. (Florentine sort.)

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