LA MÈRE COUPABLE, ACTE V, SCÈNE MIL
LE COMTE, ivre de joie.
Mes enfauts, nous y reviendrons ; et nous consulterons, sous des noms supposés, des gens de loi, discrets» éclairés, pleins dlionneur. 0 mes enfants ! il vient un âge où les honnêtes gens se pardonnent leurs torts, leurs anciennes faiblesses ; font succéder un doux attachement aux passions orageuses qui les avaient trop désunis. Rosine (c'est le nom que votre époux vous i*end), allons nous reposer des fatigues de la journée. Monsieur Fal, restez avec nous. Venez, mes deux enfants !... Suzanne, embrasse ton mari, et que nos sujets de querelles soient ensevelis pour toujours ! (A Figaro.)
Les deux mille louis qu'il avait sousti*aits, je te les donne, en attendant la récompense qui t*est bien due !
FIGARO, \iTemeul.
A moi, monsieur ? Non, s'il vous plaît ! Moi, gâter par un vil salaire le bon service que j*ai fait ! Ma récompense est de mourir chez vous. Jeune, si j'ai failli souvent, que ce jour acquitte ma vie ! 0 ma vieillesse, pardonne à ma jeunesse; elle s'honorera de toi. Un jour a changé notre état ! plus d'oppresseur, d'hypocrite insolent ! Chacun a bien fait son devoir : ne plaignons point quelques moments de trouble : on gagne assez dans les familles quand on en expulse un méchant.