‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 369 sur 607 · SCÈNE PREMIÈHE U NATLRE ET LES YLNTS déchaînés · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈHE U NATLRE ET LES YLNTS déchaînés

L'Ouverture fait entendre un bruit violent dans les airs, un choc terrible de tous les éléments. La toile, en se levant, ne montre que des nuages qui roulent, se déchirent, et laisse voir In Vents déchaînés; ils forment, en tourbilloimant, des danses de la plus violente agitation.

La Natuiie s'avance au milieu d'eux, une baguette à la main, ornée de tous les attributs qui la caractérisenî, cl leur dii impérieusement:

C'est assez troubler TLiiivers ; Veiits furieux, cessez d'agiter l'air et l'onde. C'est assez, reprenez vos fers :

(jue le seul zépliir règne au inonde.

iL' Ouverture, le bniil et le mouvement conliouent.) CUŒIR DES VENTS déchaînés.

Ne lounnenlons plus l'Univers :

Cessons d'agiter l'air et l'onde.

Malheureux î reprenons nos fers ; L'heureux Zépliir seul règne au monde.

(Ils se précipitent dans les nuages inférieurs. Le Zéphir s'élève dans les airs. L'Ouverture et le bruit s'apaisent par degrés, les nuages se dissipent; tout devient harmonieux et calme. On voit une campagne superbe, et le Génie du Feu descend dans un nuage brillant, du côté de l'Orient.)

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