SCÈNE III LE GÉNIE DU FEU, LA NATURE, Foulr D'OMBRES
DSS DKUX 5RXBS.
CHŒUR D\)MeRRS. (D* antre* 0mhre« dansent sur l'air du Chcnir/
i)ue\ charme inconnu nous attire?
Nos cœurs en sont épanouis.
D*un plaisir vague je soupire ; Je veux lexprimer, je ne puis.
En jouissant, je sens que je désire ; En désirant, je sens que je jouis.
Quel charme inconnu nous attire?
Nos cœurs en sont épanouis.
LR GÉKIR DU FRU, à la Nature.
Privés des doux liens que donne la naissance.
Quels seront leurs rangs et leurs soins? Et comment pourvoir aux besoins D'une aussi soudaine croissance?
LA NATURR.
J'amuse vos yeux un moment De leur forme prématurée ; S'ils pouvaient aimer seulement.
Vous reverriez le règne heureux d'AsIrée.
LB GÉNIR nu FEU.
Quel intérêt peut les occuper tous?
LA NATIÎRR.
Nul, je crois.
LR G^NIR DU FEU, s'adressant aux Ombres.
Qu'èles-vous et que demandez-vous ?
l'omrrr d'altamort.
Nous ne demandons pas : nous sommes.
LE céNIR nu FEU.
Qui vous a mis au rang des hommes?
l'omrre d'ursox.
Qui l'a voulu : que nous importe à nous ?
LR céMR DU FEU.
Comme ils sont froids, sans passions, sans goûts! Que leur ignorance est profonde î
LA KATURR.
Ah! je les ai formés sans vous.
Brillant Soleil, en vain U Nature est féconde; Sans un rayon de votre feu sacré.
Mon œuvre est morte, et son but égaré.
LE GÉME DU FEU
Gloire à Télernelle Sagesse, Qui, créant l'immortel amour.
Voulut que, par sa seule ivresse, L'être sensible obtînt le jour.
Ah! si ma flamme ardente et pure N'eût pas embrasé votre sein.
Stérile amant de la Nature, J'eusse été formé sans dessein.
En Duo.
Gloire à l'étemelle Sagesse, etc.
LE céxiR nr FEU.
Un mot encor ; c'est une Ombre femelle.
(AlOmlire.)
Aimable enfant, voulez-vous être belle?
l'ovrre.
Belle!
, LE céniR nu feu.
Vou^ rougissez !
l'ombre.
Suis-je donc sans appas ?
LE céHfE DU FEU.
Son instinct la trahit, mais ne la trompe pas.
LA HATURE, souriant.
Il peut au moins la compromettre.