‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 38 sur 607 · SCÈNE VI MADAME MURER accourant; LE BARON, EUGÉNIE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI MADAME MURER accourant; LE BARON, EUGÉNIE

MADAME MDRER.

Quel vacarme ! quels cris ! A qui en avez- vous donc, monsieur?

LE BARON relevait tendrement sa fille ; il la jette sur son. buteuil,

et reprend toute sa colère.

Ma sœiu*, ma sœur, laissez-moi. Je vous ai confié l'éducation de ma flUe : félicitez-vous : l'insolente miss s*est mariée à l'insu de ses parents.

MADAME MURER, froidement.

Point du tout : je le sais.

LE BARON, en colère.

Comment, vous le savez?

MADAME MURER, froidement.

Oui, je le sais.

l.E BARON.

Et qui suis-je donc, moi ?

MADAME MURER, froidement.

Vous êtes un homme très-violent, et le plus déraisonnable gentilhomme d'Angleterre.

LE BARON, étouffant de (ùreur.

Eh! mais... Eh! mais, vous me feriez mourir avec votre sang-froid et vos injures! On m'ose déclarer...

MADAME MURER, fièrement.

Voilà son tort. Je le Itii avais défendu : c'est par là seulement qu'elle mérite tout l'eflroi que vous lui causez.

EUoiNIB, pleurant.

Ma tante, vous l'irritez encore. Suis-je assez malheureuse !

MàDAME MURER, froidement.

Laissez-moi parler, milady.

LE BARON, yilnrlvt

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