‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 394 sur 607 · CHŒUR DU PEUPLE ET DES SOLDATS · texte numérisé non relu

CHŒUR DU PEUPLE ET DES SOLDATS

Tarare ! Tarare ! Tarare !

\0u rcdesceud Elaniir.) ATAR, se lève.

Tarare est retenu par un premier serment ; Son grand cœur s e^ lié d'avance A suivre une juste vengeance.

TARAliE, la niaÎD sur la potlriiM.

Seigneur, je remplirai le double engageiuent De la vengeance et du commandement.

(Au Peuple.)

Qui veut la gloire A la victoire Vole avec moi.

TOUS

C'est moi, c'est moi.

TARARE

Sujets, Esclaves, Que les plus braves.

Donnent leur foi.

TOUS

C'est moi, c'est moi.

TARARE

iNi paix ni trêve, L'horreur du glaive Fera la loi.

lOLS.

C est moi, c'est moi.

TARaRE.

Qui veut In gloire .V la victoire Vole avec moi.

TOUS

C'est moi, c'esl moi.

ATAR, à pari.

Je ne puis soutenir la clameur importune

D'un Peuple entier sourd à ma voix.

(11 veut dcsrciidru) ALTAMORT, Tairéte.

Ct' choix est une injure à tous tes Chefs commune ; Il aKaqae nos premiers droits.

L'arrognnl Soldat de fortune Doit-il aux Grands dicter des lois?

TARARE, Gèrcmenl.

Apprends, fi's orgut!illeux des Prêtres, Qu'élevé parmi des Soldats, Tarare avait, au lieu d'Ancêtres, Déjà vaincu dans cent combats ;

(\vec un grand dédain.)

• Qn'Altamort, enfant, dans la plaine, Poursuivait les fleurs des chardons.

Que les Zéphirs, de leur haleine.

Font voler au sommet des monts.

ALTAMORT, in main au salire.

Sans le respect d'Alar, vil objet de ma haine...

Tara RE, bien diklaigneux.

Du destin de l'État tu prétends décider!

Fougueux adolescent, qui veux nous commander, Pour titre ici n'as-tu que des injures ? Quels eimemis t'a-l-on vu terrasser ?

Quels torrents osas- tu passer?

Où sont tes exploits, tes blessures ?

ALTAMORT, en Turear.

Toi qui de ce haut rang brûles de Rapprocher, Apprends que sur mon corps il te faudra inarchiT

(11 lire sou «ahi-c.j ARTHEKÉE, Ut>uldc.

0 désespoir ! ô frénésie !

lion fils!...

ALTAMORT, plus furieux.

A ce brigand j'arracherai la vie.

TARARE, froidement.

Calme ta fureur, Altamort,

Ce sombre feu, quand il s'allume,

Détruit les forces, nous consume :

Le Guerrier en colère est mort.

(Il lire son sihrc.i

ARTUENÉE, S* écrie.

Le temple de nos Dieux est-il donc une arène ?

ATAR, se lève.

Arrêtez.

TARARE

J'obéis...

(A Altamort, lui prenant la main.)

Toi, ce soir à la plaine.

lA Calpi^i, à part, )>endant qu'Aiar descend de M)n Irôuc*

Kt toi, tidéle ami, sans fanal et sans bruit. Au vei-ger du Sérail atteuds>moi celte nuit.

ATAR, lui remet le hàlon de commandant, au liniit d uin: Un

farc.

Grande Marche pour sortir, CHŒUR (;ÉNÉRAL sur le chant de la Marche.

Brama ! si la vertu t'est chère.

Si la voix du Peuple est ta voix.

Par des succès soutiens le choix Que le Peuple entier vient de faire.

Que sur ses pas

Tous nos soldais Marchent d'une audace plus tière !

Que l'ennemi, triste, abattu, Par son aspect déjà vaincu, Sous nos coups morde la poussière !

Page 1