‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 396 sur 607 · SCÈNE 11 ATAU, l'RSO.N · texte numérisé non relu

SCÈNE 11 ATAU, l'RSO.N

ATAR

A\aiit (pje ma fête commence, L rson, conte-moi proinptement Le détail et l'événement l)e leur combat à toute outraïue.

URSOX.

Tarare st»ul arrive au rendez-vous.

Par quebpies passes dans la plaine, 11 met son cheval en baleine Kt vient converser avec nous.

Sa contenance est noble et fière.

In lon<; nuage de poussière S'avance du côté du Nord ; thi croit voir une armée entière :

C'est l'impétueux Altamorl.

D'Ksclaves armés un grand nombre, Au galop, à peine le suit.

Son aspect est farouche et sombre l^mnne les spectres de la nuit, h'iiu uil ardent mesurant l'adversiiire : « Ihi vaincu décidons le siU't.

Ma loi, dit Tarare, e>t la mort. »

III >iu' l'autre à l'instant fond comme le tonnerre. Altainort pare le premier.

L'ii coup affreux de cimeterre

Fait foler au loin aoti ciuiier.

L'acier étincelle, Le casque est brisé, Un noir sang ruis.solle.

Dieux! ji» suis blessé !

Plus furieux que la tempête, A plomb sur la tête Le coup est rendu.

Le bras tendu.

Tarare Pare ..

Et tient en l'air le trépas suspendu.

ATAR

Je vois qu'Ail amort est perdu.

URSON.

Aveuglé par le sang, il s'agite, il chancelle. Tarare, courbé sur la selle, Pique en avant. Son fier coursier, Sentant l'aiguillon qui le perce, S'élance, et du poitrail renverse El le cheval et le guerrier.

Tarare à l'instant saute à terre, Court à reimemi terrassé :

Chacun frémit, le cœur glacé.

Du terrible droit de la guerre...

0! d*un noble ennemi, saint et sublime effort !

ATAP, eu colère.

Achève donc.

IRSOX.

« Ne crains rien, superbe Altamorl Entre nous la gueri e est iinic.

Si le droit de donner la mort Est celui d'accorder la vie.

Je te la laisse de grand cœur.

Pleure longtemps ta perfidie. »

ATAR

Sa |»ertidie?

CRSON.

Il s'en éloigne avec doubnir.

ATAR

Il est in>truit.

URSO.'f.

Inutile et vaine faveur !

Celui dont les armes trofi sûres Me firent jamais deux blessures A peine, hélas! se retirait, tjue son adversaire expirait.

ATAR

Partout il a donc favantage !

Ah ! mon cu^ur en frémit de rage !

Quand, par le combat, Allamort Voulut hier régler leur sort, l-rson. je sentais bien d'avance

Qu'il allait de sa mort

Payer celle imprudence.

Sans les clameurs d'un père épouvanté, Le temple était ensanglanté; Mais son pouvoir força le nôtre

TARARE, ACTE 111, SCÈNE iV.

D'arrèler un crime opportun

Qui m^oflirait, dans la mort de Tun,

Un préteile pour perdre Tautre.

iD Tok ealrer les Esdatcs.)

Tout le Séraii ici porte ses pas.

Retire-toi ; que cette affreuse image.

Se dissipant comme un nuage.

Fasse place aux plaisirs et ne les trouble pas.

(Cnoa fort.)

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