SCÈNE IV
Les Acteurs peécéoests, BERGERS, Eiroi%os de Cour,
\élns galamment en habits de taffetas, avec des plument, ainsi que leiu^ Bergères, ayant des bouletlcs dorées.
PAYSANS GROSSIfcRS, Têtus à 1 eurc^péenne « ainsi que leui> Paysannes, mais très-simplement, tenant des instruments aratoires. Marche, dont le dessus léger peint le caractère de» Ber> gen de Cour qui la dansent, et dont la basse peint la lourde gaieté des Paysans qui la sautent.
CHŒUR d'Européens.
Peuple léger, mais généreux, Nous blâmons les mœurs de TAsie :
Jamais, dans nos cliiuals heureux , La beauté ne tremble asservie.
Chez nos maris, presque à leurs yeux.
Un galant en fait son amie, La prend, la lend, rit avec eux, El porte ailleurs sa douce envie.
Peuple léger, mais généreux, etc.
(Deux jeunes Seigneur et Dame de la Cour commencent une danse assez vive; deux jeunes Berger et Bergère de la campagne commencent en mt^me temps un pas assez simple. Leur danse est inleirompuc par une Bergère coquette et une Bergère sensible.)
DUO niÀLo<;uÉ.
sriMBTTE, eu Bergère coquette, aux Danseurs.
Galants qui courtisez les belles.
Sachez brusquer mi doux moment.
LA BEKitJI
Amants qui soupirez pour elles.
Espérez tout du sentimeuL
LA BEftCiftE coqMcUc.
Toute occasion non saisie S'échappe et se perd sans retour.
LA RERCàâB aernOle.
Sans retotu' pour la fantaisie; liais elle renaît pour Tamour.
(Le pas des quatre DaMeun reprend et s'adtère. * (De vieux Seigneurs dansent tivement devant des Bergères m destes. en leur présentant des bouquets ; des jeunes ge fatigués, appuyés sur leurs honleUes. se meuvent à pei devant de Tieilles coquettes qui dansent à perdre haleu Alar se lé\e et erre parmi les Danseuis.)
SP15ETTE, en Bei^gère de Cour.
ilans nos vergers délicieux.
Le mal, !e mieux,
Tout se balance ; Et, si nos jeunes gens bont vieux.
Tous nos vieillards sont dans Fenfanc
PATSA5 groaàer.
Chez nous point d*imposture; Enfants de la nature.
Nos tendres soins Sont pour les foins.
Et notre amour pour la pâture.
^On danse.) SPL^ETTE, en Bergère de Conr
(juand ré()Oux devient indolent.
Contre un galant
L*amour l'échange; Et de ses volages désirs.
Par des plaisirs.
L'hymen se venge.
PATSAX grossier.
Chez nous, jamais légère, L'active ménagère
Tour favori
y a qu'un mari ; Mais de ses fils chacun est père.
lOn danse. I SPIXBTTE, en Bergère de Cour.
Chez nous, sans bruit On se détruit ; On brigue, on nuit.
Mais sans scandale.
PAYSAX grossier, achevant le couplet.
Ma fui, chez nous, tout ce qu'autrui Te fait, fais-lui :
C'est la morale.
(On danse.) ASTASIE, pendant la danse.
0 mon Tarare ! ô mon époux !
Dans quel désespoir ètes-vous?
(Elle remet son mouchoir sur ses yeux ; la danse continue.) CUŒUR, d Européens.
Aux travaux mêlons la gaité ; Tout mal guérit par ses contraires.
.Nos lois ont de raustérité,