PREMIÈRE PARTIE
Beaumarchais payé ou pendu. Tel est sur ce procès le résumé concis et lumineux de quelqu'un qu'on sail à Paris avoir la vue fort nelle». En effet, ce peu de mots renferme tout le fond de la contestation : je Fadopte volontiers; plus il est dur, et plus il me convient.
Mais ce n'est pas du fond qu'il s'agit aujourd'hui. Nous ne plaidons en ce moment ni pour être payés ni pour èire pendus. Il s'agit seulement, au conseil du roi, de juger si la forme d'un arrêt rendu le 6 avril 1773 est contraire ou conforme aux lois du royaume.
El cependant, monsieur le comte, vous répandez encore un mémoire épais sur le fond de TafTaire, exprès parce qu'il n'en est pas question.
C'est ainsi que nous vous avons vu plaider au Palais de longs moyens d'inscription de faux, parce qu'il ne s'agissait alors entre nous que de lettres de rescision. Mais quel pauvre métier faisons-nous l'un et l'antre ! toujours embrouiller de votre part, toujours éclaircir de la mienne ; il semble que nous ayons dit de co-^cert : Kn attendant qu'on nous juge, ami, ferraillons toujours, écrivons, imprimons ; et lira qui pourra.
Mais si les magistrats, dont la vertu, dont la tâche austère est de parcourir nos ennuyeux écrits, voient clairement dans les vôtres que des allégations ne sont point des raisons, ils verront fort bien dans les miens qu'une discussion stérile, ingrate et forcée peut contenir des vérités frappantes ; et alors payera qui devra
El quand l'arrêt sera cassé (ce que j'ose espérer), quand nous renouvellerons la cause sous un autre aspect; quand vous aurez pris contre moi la voie de l'inscription de faux ; quand le sublime résumé, payé ou pendu^ reprendra toute sa force, alors, je trouverai peut-être plus de témoignages qu'il n'en faut pour vous convaincre de la plus odieuse calomnie.
Alors, du milieu même de la famille de ce respectable ami, peut-être il s'élèvera des voix qui vous crieront : « Nous avons fait ce que nous avons pu pour vous em- « pêcher d'intenter cet indigne procès à Beaumarchais ; « nous vous avons dit : Il y a eu trop d'affaires d'argent, « trop d'intérêts mêlés entre M. Duverney et lui, pour « qu'il n'en doive pas exister un arrêté quelconque ; et « nous savons que cet arrêté existe. »
Alors il sera prouvé que la haine qui vous surmonte en tout temps vous a fait dire en présence d'un notaire et de plusieurs témoins, après avoir pris communication à Tamiable de mon titre : « S'il a jamais cet argent, dix « ans seront écoulés avant ce terme; et je l'aurai vili- « pende de toute manière. »
Alors je profiterai des offres que plusieurs Itonnôles gens m'ont faites ou fait faire, d'attester les uns, que quelque temps avant sa mort, M. Di>verney leur avait dit : « J'ai clos enOn tous mes comptes avec M. de Beau- « marchais, et j'en suis charmé. »
D'autres, de l'intcrieur même des alfares de M. Du-
* Ce mol èlait de M. le prince de fonli.
vemey, que peu de jours avant de mourir, sur lear remarque qu'il avait beaucoup d'or, lui qui n*en gardait jamais dans sa maison, il leur a dît : « Cet or est pour « M. de Beaumarchais, avec qui j'ai réglé depub pea « mes comptes, et qui doit le venir prendre. §
D'autres ont offert d'attester qu'un tel, homme de loi, leur a plusieurs fois assuré avoir vu le double de l'acte chez M. Duverney, lors de la levée des sœllés.
Tel autre assure que le comte légataire a fait avant l'inventaire un triage des papiers de M. Duverney, sons prétexte de soustraire tous ceux qui étaient inutiles aox affaires d'intérêt, et d'épargner des frais à la suceession.
D'autres enfin, que le jour même de la mort de M. Do* vemey, toute sa famille étant dans le salon, et le comte de la Blache tenant seul la chambre du mourant, celte famille éplorée apprit qu'il y avait depuis quatre heures un notaire enfermé dans la garde-robe, y attendant que le mourant, qu'on ranimait avec des gouttes et du Ulium, reprit assez de force pour donner une signature avant sa mort, et que quelqu'un ayant demandé : Pourquoi donc un notaire qui se cache ? est-ce que mon onde n faire un autre testament ? un des fidèles valets du mourant répondit : « Eh! mon Dieu, non : c*est ce nioBsiew de la Blache qui le tourmentera jusqu'au dernier moment : il voudrait encore lui faire signer quelque chose; il a peur de n'en jamais avoir assez. »
Cependant, la mort du testateur empêcha le légataire d'arracher cette signature ; et quelle signature, grands dieux! Elle était destinée à dépouiller sa respectabk mère ; il avait le sang-froid d'y songer, il avait le pouvoir de le tenter ! Eh ! qui ne tremblera pour moi ! Tous mes titres étaient dans celte chambre où il dominait déjà; ils étaient au fond du secrétaire de cet ami mourant, el mourant sans connaissance ! Et ces titres ne s'y soet plus trouvés lors de la levée des scellés, etc., etc., etc.
Et pour que mon silence, au sujet de cet avis, ne soi pas pris pour de l'ingratitude, j'ai l'honneur de prévenir ici toutes les personnes qui me les ont fait d<»uier avec ime multitude d'autres, et qui m^ont offert des encouragements de toute nature dans le cours de Tain surde, atroce et ridicule procès connu sous le nom de Goëzman et compagnie, que, si je n'ai pas répondu i toutes leurs offres généreuses, c'est qu'étant entouré de pièges, et recevant quelquefois jusqu'à cent lettres par jour, quand je ne me serais point fait alors une loi de ne pas répondre, il m'eût été absolument impossible de le faire, parce que tout mon temps était dévoré par cet horrible procès. J'espère que le noble intérêt, la générosité, la justice ou la compassion des honnêtes gens qui m'ont fait passer tous ces avis se soutiendront jusqu'à la lin : ils ne souffriront pas, lorsqu^il ea sen temps, que ma cause soit privée de l'immense aiaot]^ qu'elle doit tirer de tant de témoignages respectables. Alors, monsieur le comte, alors je prouverai Torigine, l'espèce et la durée de ma liaison avec M. tovemey ; envers quelles personnes augustes il s'était engagé d'augmenter ma fortune, et ce qu^il a tenté potf y parvenir.
MÉMOIRES
Je prouverai comment il m*a procuré divers intérêts échangés en argent, dont il m'a placé les fonds sur lui-même à dix pour cent, en attendant qu*il pût les placer à trente dans les vivres de Flandre ;
Comment, ayant fait part à mes augustes protectrices de cet arrangement généreux qui me constituait six mille livres de rente, il en a reçu les remerdments de ces mêmes protectrices ;
Comment ensuite il a voulu suppléer en ma faveur à la diminution de son crédit par des services personnels -,
Comment il m*a prêté, pour acquérir une charge, cinq cent mille francs qui lui sont rentrés au bout de six mois ; comment depuis il m'en a prêté cinquante-six mille, au moyen desquels et d*un petit supplément je suis devenu noble de race, ou plutôt de souche, comme je crois Tavoir prouvé ailleurs ;
Gomment, m'ayanl reconnu de la discrétion, un peu d*acquit, beaucoup, de reconnaissance, et quelque élévation dans le caractère, il me fit entrer dans sa plus intime confiance et m'employa dans des affaires personnelles et majeures, où beaucoup de ses fonds me passèrent par les mains, pour son service, et où j'eus le bonheur de lui être infiniment utile ;
Comment alors il m'a prêté, sur de simples reçus, quarante-quatre mille livres pour m'aider dans une acquisition, et plusieurs autres fois, de l'argent sur mes reçus, sur les reçus d'un tiers, et même sans reçu, ce qui a formé son actif sur moi de cent trente-neuf mille livres;
Comment, à mon départ pour TËspagne, sa tendresse n'ayant point de bornes, il m'a confié deux cent mille francs en ses billets au porteur, pour augmenter ma consistance par un crédit de cette étendue sur lui ;
Comment, à mon retour, ayant vendu soixante-dix mille livres une charge dans la maison du roi, j'ai payé pour lui, dans ses aflaires personnelles, plusieurs sommes dont j'avais ses quittances à l'instant où nous avons compté ;
Comment il m'a engagé dans une acquisition de forêt et s'y est associé avec moi pour me faire plaisir, quoique je ne m*entendisse alors pas plus en bois que je ne m'entendais en procès avant mon commerce timbré avec le comte de la Blache ;
Comment, du reste de l'argent de ma charge vendue et do quelques autres fonds à moi, j'ai fourni ceux qu'il 5*était obligé de faire pour nous deux dans n^tre entreprise commune ;
Comment, des deux cent mille livres de billets que j'avais à lui, quarante mille livres ont été employées pour ses affaires personnelles et secrètes ;
Comment et par qui notre liaison, sur la fin, a été troublée ; quel était l'homme qui craignait, depuis longtemps, que mon influence sur ce respectable ami ne lui fit faire un partage un peu moins inégal entre plusieurs de ses parents, excellents sujets qui pouvaient mourir de faim après sa vie, et son légataire universel qui pouvait mourir d'impatience avant sa mort ;
Comment ce vieillard vénérable était alors tourmenté à mon égard et moi au sien par des lettres anonymes infâmes dont il reste encore des traces non équivoques ;
Comment, ;sans manquer à la religion du secret, je puis montrer tel vestige d'une correspondance mystérieuse, importante et chiffrée, entre lui et moi, qui prouvera que de puissants intérêts formaient le principe et la base de nos liaisons secrètes ;
Comment le légataire écartait du bienfaiteur celui qu'il soupçonnait vouloir du bien à certains parents du bienfaiteur ;
Conunent et par qui le sieur Dupont, qui d'emplois en emplois était devenu son premier secrétaire, qui avait mérité d'être son ami, et est aiyourd'hui son suocesseur dans l'intendance de l'École miUtaire, a été luimême éloigné de ce vieillard sur la fin de sa vie, parce que, le sachant nommé son exécuteur testamentaire, on avait le projet de faire faire au vieillard un autre testament et d'obtenir un autre exécuteur.
Puis je dirai comment, ayant fait moi-même un mariage avantageux vers ces temps-là, conmient, ayant un fils pour qui je devais tenir mes affaires en règle, je rappelai plusieurs fois à M. Duverney qu'il restait un compte important à finir entre nous deux, où la distraction des fonds à lui qui m'avaient passé par les mains pour ses affaires, d'avec ceux qu'il m'avait prêtés pour les miennes, devait être faite avant tout; où les divers reçus, billets, quittances, reconnaissances, etc., devaient être réciproquement remis ; où le résultat de dix ans de liaisons et d'affaires connnunes, celui du mélange des capitaux respectivement fournis, celui des intérêts à répéter l'un envers l'autre, devaient être fixés ; où la transaction enfin sur les objets restés en souffrance devait être arrêtée entre nous.
Alors on sentira que, pour la tranquillité des deux intéressés et pour l'apurement de tant d'intérêts mêlés, il a bien fallu qu'il se formât entre nous ce que les né* gociants de Lyon, dans leurs grands payements, appellent des virements de parties ; où chacun, muni du bordereau de son actif sur l'autre, l'oppose en compensation à l'actif de Fautre sur lui-même ; d'où il résuhe que des millions s'y payent avec quelques sacs ; ainsi qu'entre M. Duverney et moi, plus de six cent mille francs, ballottés dans notre virement de parties, se sont acquittés avec quinze mille livres.
Alors je prouverai comment j'ai prié, pressé, tourmenté M. Duverney de finir cet arrangement : comment l'asservissement domestique où son légataire était parvenu à le tenir, le forçait d'user de ruse pour me voir secrètement chez lui ; comment je m'en offensais, et refusais souvent d'y aller : comment il sortait en carrosse par sa cour, et rentrait secrètement par son jardin aux heures où les difltcultés de notre affaire me forçaient d'accepter ses rendez -vous secrets ; comment l'inquiétude que la présence d'un notaire n'en donnât à son héritier, le fit se refuser constamment à ce que notre arrangement se terminât par-devant notaire ; et comment enfin, forcé de me pUer à son allure difficile,
MÉMOIRES
tant par respect pour son âge que par reconnaissance pour ses bienfaits, j*ai consenti, après quatre mois de débals, de faire avec lui, sous seing privé, Tarrèté définitif qu'on me dispute et la transaction qu'il renferme.
Alors, on ne sera plus surpris que le premier article de notre acte, uniquement relatif aux affaires secrètes de M. Duverney, calculé, compté, réglé d'un seul trait, soit aussi court et mystérieux que tout le reste est clair et libellé ; parce qu'il ne devait jamais rester aucune trace de ces affaires secrètes, et qu'il suflisait, pour ma tranquillité, que M. Duverney reconnût en bloc, dans ce premier article, la fidélité de la gestion de ses fonds, la clarté des pièces justificatives, celle de leur emploi; qu'il m'en donnât décharge, et me tint quHie de tout à cet égard envers lui y comme il l'a fait.
Nais le mot quille de loul envers lui, relatif seulement à ses affaires personnelles, ne nous empêcha pas d'en-
tamer û rinstant un arrêté de nos débats rédproqiK^, où, loin d'être quille de loul envers luij je suis porté son débiteur de cent trente-neuf mille livres au premier article, après lui avoir toutefois remis pour cent soixante mille francs de billets au porteur, reste de deux cent mille francs qu'il ne m'avait point prêtés, mais confiés, et qui par cela même ne devaient point entra* dans notre compte.
Alors, en examinant notre opération sous cet aapecL loin de trouver l'acte obscur, on le reconnaîtra pour le plus lucide et plus clair de tous les arrêtés de compte entre deux amis de bonne foi. L'on y verra qo*eD le dépouillant de tontes les phrases qui ne sont là que pour établir la justice et le fondement de chaque article, il ne reste autre chose que ce tableau arithmétique qui a été mis à la fin du compte, pour que les deux ioléreâ' ses en pussent saisir toutes les parties d*un coup d'œil.
TABLEAU SrCCINCT DU COMPTE RAISONNÉ DES AUTRES PARTS.
DOIT M. OB BBAOMABCBAIS A H. DOVEiWET, LA SOMME OB 139,000 UTHBS.
Pour payer
M. de Beaumarchais fournit la quiUance du 27 août 1701, de. . SO.OOOI.
/dtfmdu16juinet176o, de.. . 18.000
Idem du 14 août 1766. de. . . O&UO
Les arréra^ci» non payés de la renie vîavrre de G.OOO 1. depuis Juillet nei jusqu'en avril 1770. . -16 500
La mise d'argent dans ratfaire des bois de Touraine.donlM. Duverney devait faire les fonds.. . 75.000
L'intérêt de celte somme porté à 8.000
Le fonds du contrat de 6,1 00 I.
de rente viagère que M. i)u\erney rachète, pour son capital. . 60. (KX)
Total des payements faits par M. de Beaumarchais 257.0U01-
Au moyen de ces payements, M. Duverney se trouve débiteur de M. de Beaumarchais de la somme de
ISi^.OOOi.
tt7,UU0
'J8.0UOI.
DOIT M. DUTERNBT A M. DB BB AUMABCBAI •. LA DB 98,000 LIVBBS.
Pour le payement, M. Duverney abandonne à M. de Beaumarchais le tiers d'intérêt qu'ils ont dans les bois de Touraine ; par là il s'acquiite envers lui des fonds avancés, ci 75.000
M. de Beaumarchais refuf^e les 8.000 1. d'inlérèt de ces fonds; M. Duverney se trouve encore acquitté de S.OliO
Par récrit fsit double des autres paris, 31. Duverney doit payer, à la volonté de M. de Beaumarchais, la somme de 15. UX)
Total des payements de M. Du* verney 98.000
Au moyen de c«s payements, M. Duverney se trouve quitte envers M. de Beaumarchais.
Balance.
Alors on reconnaîtra, dans ce tableau arithinéliqiie, tout notre acte en peu de mots, sauf le prêt de soixantequinze mille francs, qui dans cet acte est une véritable transaction, et le prix de ma complaisance à résilier une société qu'il m'eût été trés-avantageux de conserver.
Alors je prouverai qu'avant d'entrer en procès avec riiéritier de mon bienfaiteur, toutes ces choses ont été expliquées à ce môme comte Falcoz ; je prouverai que j'ai, pendant six mois, épuisé tous les bons procédés envers lui ; que je l'ai poliment invité de venir examiner à Tamiable mes titres chez mon notaire ; qu'il y a plusieurs fois amené les amis et les commis de Bl. Duverney ; que tous ont reconnu Fécrilure du testateur dans
l'acte, et dans toutes les lettres, et que tous roDtfoaHi dissuader de soutenir un aussi mauvais procès.
Je prouverai que j'ai porté Thoiuiêteté jusqu'à aig>ger M* Mommet, mon notaire, qui a bien voulu s'y prêter, de présenter de ma part le titre et les lettres fl conseil du comte de la Blache , assemblé ; d*y bat même proposer à ceux qui le composaient, «Tètre arbitres entre le comte Falcoz et moi, quoiqu'ils fiisseil tous ses amis ; atec offre de dissiper à leur satisMîti tous les nuages du comte légataire, et même de kif remettre mon blanc seing.
Alors il ne restera plus qu'une difficulté» qui sert ^ juger si la conduite de mon adversaire arec noi M^
MÉMOIRES
plus odieuse qu*absurde, ou plus absurde qu'odieuse. Alors on se demandera avec étonnement comment un pareil procès a pu exister dans le dix huitième siècle, par quel genuit et quel enchaînement diabolique un legs universel de quinze cent mille francs aengench'é Todieux procès des quinze mille francs , lequel a enfanté Tabsurde procès des quinze louis, lequel a produit le fameux arrêt de mon blâme, lequel a fait blJimer, etc. /etc., etc..
Mais, comme je vous disais, ce n*est pas de* cela qu'il !»*agit aujourd'hui. Nous sommes au conseil en cassation d'arrêt : n'égarons pas la question. Pour m'y renfermer de mon mieux, je me contenterai de rappeler ce que j^enaidit à Tinstant où j'obtins sur cette affaire un arrêt de soit communiqué. A défaut d'imagination, j'invo* querai ma mémoire ; et si je ne dis pas c't .s choses neuves, au moins j'en répéterai de vraies. Triomphez, monsieur le comte, d'être inépuisable en raisonnements faux, obscurs, insidieux ; j'aime mieux en transcrire modestement un selil qui va rondement au fait que de me mouiller de sueur en écrivant pour faire sécher d'ennui le lecteur en me parcourant.
Je disais donc :
Deux questions embrassent entièrement le fond de Taffaire.
PRESnÈRE QUESTION.
L'acte du 1" avril 1770 est-il un arrêté de compte, une transaction, un acte obligatoire, ou un simple actis préparatoire ?