ARTICLE XV
Toujours M. Duvemey.
«« J'exige de son amitié qu'il brûle toute notre cor- « rcspondance secrète, connue je viens de le faire de « mon côté, afin qu'il ne reste aucun vestige du passé; « et j'exige de son honneur qu'il garde toute sa vie le « plus profond secret sur ce qui nie regarde, dont il a « eu connaissance. »
Cet article est la preuve que ce n'est pas moi qui me suis réservé la liberté de brûler des hîtlres et des pièces importantes, connne mon adversaire Fa plaidé, mais qu'on Fa exigé de mon amitié, de mon honneur, el qu'on m'a fait exprès cette loi dans un acte qui pouvait devenir public un jour, atin que la publicité même ' de la défense me punit de ma lâche infidélité par le déshonneur, si jamais je m'en rendais coupable; et c'est le motif que M. Duverney m'a doimé lui-même de la
volonté obdtiuée qu'il a mise à faire insérer cet aitià dans Facte.
Ouant à ce qui me regarde, ai je mis le moiadre nv^ térc aux objets de notre coiiiple? Ils De pécbeot qv par trop de clarté, de prolixité, puisque leur è\ seule a fourni le prétexte à mon adversaire de lesi menter, expliquer et travailler à sa maDiére : de a/tk que dans ses écrits on trouve toiyours, pour le râlu de sa logique, que je suis un £ri|ion, nn sot; aooliîafaiteur, un imbécile; Facte, une ineptie d*iui bout à Fautre; lui, comte Falcox, un adversaire trés-modôv. très-équitable; et maîtres tels et tels, de grands dhteurs. Plaudite manibus.
lATlCLE XVI.
t Et moi, Caron de Beaumarchais, aux clauses et (W- «■ ditions ci -dessus énoncées, je promets etm*< « de remettre, demain pour tout délais à mondit «• Duvemey, les pièces essentielles qui lui nunqvil
* sous les ir 5, 9 et 02. Plus, le traité de société otn
* nous sur les bois de Touraine, que je résilie, ni- « quement par respect pour le désir qu'il en a, te « un moment où j'aurais le plus besoin d'appui te « cette affaire; et quoiqu'il m^eût été bien pins wiwÊst « geux que mondit sieur prit pour son compte Ukêl^ « tiers d'intérêt que nous y avons en commoo, €om « je l'en sollicite depuis longtemps. Je refuse les hÉ «« mille livres de l'intérêt des soixanle-quime mille i- « vres avancées : mais j'accepte le prêt de soixail^ « quinze mille livres comme une condition rigoonBf « de la résiliation, et sans laquelle elle n'aurait^ K lieu, et au défaut duquel prêt le traité repreodral
* toute sa force. Ainsi, pour la juste balance de ii*« « compte, je réduis ma créance sur mondit sieur Ik f verney à la somme de quinze mille livres, lesqude»
* payées, le contrat à quatre |)our cent, les lettre, p- « piers, reçu^, billets remis, el le prêt de soiuate- « quinze mille livres effectué, je reconnais mondit OT »« Duverney quitte de tout envers moi. El pour looskï «< articles de cet arrêté fait double entre nous, n* « donnons à cet écrit sous seings-privés toute la few « qu'il aurait par-devant notaires, avec promesse d'o « passer acte à la première réquisition de Fun deooit*
* A Paris, le l" avril 1770. Signé: Paris Dmeraci^ ^^ Caron de beaumar chais, •
Ce dernier article, le plus long de tous, fait Itc**' ture de notre acte : mais, quelque net qu'il parais». ^ n'a pu échapper à la censure de mon adversaire. I prétend d'abord que je m'y donne les airs d'un booBï qui récompense les complaisances de son infénearpï un modique présent de huit mille livres. C'est aiis* qu'il qualifie le refus que je fais des huit mille \raf> d'intérêts des soixante-quinze mille livres ^Z** avancées pour M. Duverney. On reconnaît partout^ manière équitable de présenter les objets: too^'' même, monsieur le comte, toujours.
Mais puisque l'affaire des bois me devient ptf**" iielle, puis(iu'on me fournit les moyens de la côte^f
HÉMOIRES.
avec avaiilage, et que les fonds que j'y ai faits restent pour mon compte, ne serait-il pas injuste à moi d'en percevoir les intérôls? Je refuse modestement la générosité qu'on a voulu mVn faire ; et vous donnez à cet acte de justice un nom odieux ! Que serait-ce donc si je l'avais acceptée? Ma société devant me payer un jour ces huit mille livres d'intérêts, j'en aurais reçu seize au lieu de huit pour l'intérêt de soixante-quinze mille livres; et c'est alors que j'aurais fait un double emploi malhonnête.
Ainsi vous trouvez dans l'acte des doubles emplois partout où il n'y en a point, et vous me reprochez de n'en avoir pas fait un au seul endroit où il serait certainement, si j'avais pensé comme vous en réglant mes comptes.
De quelque façon que je m'y prenne, on voit que je ti^aurais jamais raison avec un adversaire aussi caute- Iciix; son système est de me tendre des pièges sur toutes les phrases de cet acte. « Vous m'imposez (a t-il im- « primé quelque part) la peine de renouer la société « pour les l)ois. si je ne vous prête pas soixante-quinze c mille livres. Hais pour reprendre cette société, il fau- « drait que le traité en existât : vous l'avez résilié, biifé, m annulé; vous l'avez rendu, et tout est consommé à cet c égard. Puisque de reprendre l'engagement de cette c société était la seule peine prononcée par vous-même m contre le défaut de fournissement des soixante-quinze c mille livres et que vous ne pouvez me forcer de rec prendre les engagements d'un traité inconnu qui « n'existe plus, je ne suis tenu de faire ni lun ni « l'autre. »
N'est-ce pas là, monsieur le comte, votre raisonnement dans toute sa splendeur? Je n'ai pas cherché à TafTaiblir en le rapportant. Voyons si ma i-éponse aura quelque mérite à vos yeux; c'est à votre bienfaiteur que je l'adresse.
Kntendez-moi, monsieur Duvemey, je vous en conjure.
Par notre arrêté de compte, vous avez exigé que j«î TOUS remisse le lendemaitty pour lotU délai, le traité de société résilié et bilTé; je l'ai fait par déférence. Vous ne vous êtes réservé dans notre acte aucune option sur le prêt, puisque vous en avez fait l'indemnité de la résiliation d'une société qu'il vous importait d'éteindre. Moi seul, en acceptant le fournissement de soixantequinze mille livres, je m'étais réservé le droit de vous forcer à reprendre celte société, en cas que je ne pusse arracher de vous le prêt d'argent qui était le prix de la dissolution. Mais, après avoir fait votre choix, après lu'avoir ôté des mains le traité résilié, vous croyez-vous en droit, pour me ruiner, de revenir à choisir, entre deux obligations, la seule que vous avez rendue impraticable? Au défaut de celle-ci, l'obligation du prêt ne denieure-l^lle pas dans toute sa force?
Pour être conséquent, je vais donc vous poursuivre pour le fournissement de l'argent convenu, et si tous Tos biens ne sont pas suffîsants pour le remplir, alors seulement je conviendrai que j'ai eu tort de vous ren-
dre un traité bifl'é, par lequel, en vertu de l'alternative que je m'étais réservée, je vous forcerais aujourd'hui de supporter tout le poids d'une affaire dont vous vous êtes allégé à mes dépens.
Tant que vous avez vécu, monsieur, je n'ai pas eu besoin d'employer ce langage sec et rigoureux : vous étiez juste, grand, généreux; mais vous n'existez plus malheureusement, et vos représentants n'ont hérité que de vos biens.
J'ai dit plus haut que, de quelque façon que je m'y prisse, je n'aurais jamais raison avec un adversaire aussi cauteleux que le mien. Je vais plus loin : il m'était impossible d'éviter de plaider avec lui. Par son humeur pour une demande de quinze mille francs, jugez quelle eût été sa rage contre moi, si l'arrêté de compte qu'il rejette n'avait pas été fait du vivant de M. Du^ verney? Aux prétentions du comte de la Blache j'opposerais :
Trois quittances valant 47,500 liv.
Un contrat en brevet de 60,000
Les arrérages à dix pour cent depuis 1762 jusqu'en 1770 46,500
Un traité de société, dont les fonds à rembourser 75,000
L'intérêt porté à 8,000
Total 237,000 liv.
Réduirait-il alors mes débets à cinquante-six mille livres? Au contraire, il serait bien désolé de ne pouvoir pas m'opposer pour plus de cent trente-neuf mille francs de titres.
Or, cette somme défalquée de deux cent trente-sept mille livres me laisserait aujourd'hui créancier, et créancier rigoureux, de quatre-vingt-dix-huit mille francs : ou j'aurais sur lui une rente viagère de six mille livres, et il serait chargé seul du poids des fonds, et de l'embarras de suivre l'alTaire des bois de Touraine.
Et si j'avais été l'homme infâme pour lequel le comte de la Blache voudrait bien me donner , à cette créance légitime de quatre-vingt-dix-huit mille livres j'aurais pu joindre la créance abusive de cent soixante mille francs de billets au porteur. Le comte Falcoz aurait beau crier aujourdhui, gémir, imprimer que je suis un monstre, il faudrait acquiter ces billets, et, au lieu de quinze mille francs, me payer deux cent cinquante-huit mille livres.
Je ne rougis point d'avoir eu des obligations à M. Duverney; et le seul bien de celte odieuse affaire est de m'avoir fourni Tocrasion d'en publier ma reconnaissance ; mais je me glorifie d'avoir été assez heureux pour lui rendre à mon tour de très-grands services. Jai passé ma vie à faire du bien au delà de mes moyens, et à mériter la réputation d'homme juste, qui m'est aujourd'hui contestée ; et depuis quatre ans le comte de la Blache m'a outragé de toutes les manières possibles pour une misérable somme de quinze mille livres. L'humeur me gagne ; il est temps de m'arrêter. Je I crois avoir prouvé que les trois ^v^çfts» vsvi&V'5»\!r '^^^
HÉHOIRES.
et 62 sont des objets étrangers à mon compte ; qu'elles ne sont point des titres à argent ; et que, si je ne les avais pas rendues, j'aurais dû les brûler. Je crois avoir solidement établi que la remise des cent soixante mille francs de billets au porteur, avant d*entamer le compte* est un traité d'équité de ma part qui reflète avantageusement sur tout le reste de l'acte ; ou sous un autre point de vue, une preuve incontestable que cbacun y veillait à ses intérêts. Je crois avoir prouvé que je ne devais, au total, à M. Duverney, que cent trente-neuf mille francs ; que je les ai bien payés ; que les quinze mille francs qui me sont dus par le résultat ne peuvent m'ètre contestés; que le fournissement des soixantequinze mille livres doit être effectué sans délai, aux termes de l'acte; et, que loin que les intérêts du comte de la Blaclie se trouvent lésés par cet arrêté de compte, il doit à ma seule équité de n'avoir point à remplir envers moi des engagements immenses ; qu'indépendamment de l'injustice de ses prétentions au fond, la forme de l'arrêt qui lui a donné gain de cause est vicieuse de tout point, et que cet arrêt ne saurait subsister.
Mais quand on se rappellera, monsieur le comte, tout ce que j*ai fait pendant six mois pour ne point avoir de procès avec l'héritier de mon bienfaiteur, quand on verra mes lettres remplies d'égards, vos réponses pleines de hauteur !
(Juand on se rappellera le dépôt volontaire de mon acte chez M* Mommet, notaire; l'invitation réitérée que je vous ai faite d'y amener les amis et les commis de M. Duverney, qui tous vous ont blâmé de m'intenter cet indigne procès !
Quand on se rappellera riionnêteté de mes propositions il votre conseil assemblé, roffre que j'ai faite de les prendre pour arbitres, quoique vos amis ; et celle de leur envoyer mon blanc-seing !
Lorsqu'on se rappellera comment votre avocat d'alors m'a longuement injurié pour de l'argent dans ses plaidoyers et mémoires; comment vous m'avez ensuite accusé d'avoir fabriqué de fausses lettres de Mesdames, alln qu'on en induisit que j'avais bien pu fabriquer un faux acte ; et comment vous joignant enfin au rapporteur Goëzman pour me déchirer, vous lui avez écrit de Paris (que vous nommiez Grenoble) que j'étais le calomniateur le plus atroce, un monstre achevé, un serpent rongeur de limes, une espèce venimeuse dont il fallait purger la société par la voie du bourreau !...
Malheureux prophète! il s'en est peu fallu que je n'aie été la victime de vos affreux pronostics. Et quand vous faisiez la prédiction, on sait ce que vous tentiez pour en assurer l'accomplissement ! Premier auteur de tous mes maux, vous ne fûtes étranger à aucun deux ! Dans cette longue carrière de douleurs, vous m'avez toujours poursuivi l'intrigue à la main, la haine au cœur et l'injure à la bouche !
Uuit jours avant l'arrêt (cet horrible arrêt qui pourtant ne m'a rien Ole), l'on vous a vu triompher tout haut du sort qu'on me desthiait au Palais, et que vous espériez voir encore plus funeste! iloimne injuste, vous •
avez été trompé ! mais vous l'eussiez été de méoie et tout autre cas. Je ne suis pas aussi sage que Soaile. ai-je dit alors bien des fois à mes juges ; mais avec» innocence j'aurai sa fermeté, j^irai jusqu'à la cigiiê,et je la boirai. Et il n'y a point ici de roman : vous ara si je l'aurais bue. 0 vous que je m'abstiens de désigMr autrement, auguste protecteur ! vous à qui mon coer oserait donner un nom plus tendre, s'il pouvait s'aUiff avec le plus profond respect, tous savez si je l'aunis bue !
Lorsque, après m'avoir fait chercher partout, lafefle de cet alfreux jugement, vous me dites avec no noUeel tendre intérêt, qui fit tressaillir, mon âme de plaisir: f N'allez pas demain au Palais, mon enfant, je tronUe pour vous : si les bruits se réalisaient, si les résdutioK étaient funestes, on vous ferait passer de rinterrogaloiR au cachot... N'allez pas demain au Palais. »
Non, monseigneur, mes ennemis ne me reprochemt point de n'avoir montré qu'un faux courage : il m reste un interrogatoire à subir avant lejugement ; c'est mon devoir, il faut Taccomplir. J'irai demain m fS^ lais. Et quant aux dangers que vous craignez pour mi daignez m'entendre.
Je ne sais pas encore jusqu'à quel point une àmt)Kt maine peut s'exalter dans le malheur ; il sera leop alors de s'en occuper : mais soyez hûr que le bns iifàme ne souillera point un honune que vous avez boiMt de votre estime. On excuse un infortuné...
Le lendemain matin j'étais sous les terribles Tuàbs à cinq heures, avant l'ouverture des portes. Mats sai à pied, traversant dans l'obscurité ce pont si bnipil qui mène au Palais, frappé du silence et du calme fàverset qui me faisait distinguer le bruit de la riTiéf^jc (lisais en perçant le brouillard : Quel sort bizarre eslif mien ! Tous mes amis, tous mes concitoyens soutlintf
au repos ; et moi je vais peut-être au-devant de rinfa* ou de la mort. Tout dort en cette grande ville; et pe^ èlre je ne me coucherai plus !
La douleur m'emporte, il faut achever.
Bientôt on ouvrit le Palais. Je les vis tous arriTcra robe et monter en silence au tribunal. Chacun en {ussai jetait un coup d'œil sur la victime ; et moi je compta» les sacrificateurs. Voilà donc ceux, disais-je, qoi ^ me condamner !
Je fus longtemps interrogé. Ma tranquille fermeté il peut-être penser que mon danger m'échappait, ei<ï* la précaution de m'arrêter prisonnier était inutile:^ j'ai su depuis qu'un honnête homme des sous-4>rdrvs qui me connaissait bien, ne cessait de répéter eu ^^ pirant : Eh ! messieurs, vous l'aurez tant que vous ^wdrez ; je réponds bien que celui-ci ne s'enfuira p».
Je sortis de la grand'chambre à huit heures, eitêiiv. mourant de froid. J'entrai chez une de mes 5<eii^ logée à quatre pas. • Je suis bien fatigué, lui dis-je, df ne veux pas m'éloigner du Palais. Us ont beaucoiV' lire avant d o))iner. Fais-moi donner un lit, chère âiiV' un peu de lepos me rafraîchira la tète, et j'en ai ^ besoin. •
MÉMOIRES
Je ne voulais que me reposer ; je tombai dans un sommeil léthargique.
Ce secours hospitalier, cet oubli momentané de mes maux, me fut très-utile en ce qu*il remplit une partie de Hiorrible journée à la fm de laquelle... On sait le jtigement. Mais ce qu*on ne sait pas, c'est que, pendant que tous mes amis se désolaient sur mon sort, jamais particulier ne fut honoré d*une bienveillance plus auguste, et ne reçut des témoignages plus généreux et plus flatteurs de l'estime publique ; enfln, jamais infortuné ne goûta de joie aussi pure que la mienne ; et je disais, en me recueillant le soir sur des contrastes aussi étranges :
0 vous qui, chargés du pouvoir momentané d'infliger des peines, avez prononcé sur moi une peine d*opinion, sans avoir égard à Fopinion qu'on aurait de votre jugemedt, voyez mon sort et comparez!
C'est alors que mon repos fut doux. J'avais passé la nuit précédente à mettre ordre à mes affaires, dont la plus importante à mes yeux fut de partager les débris de ma fortune entre mes parents, sous la condition expresse de suivre le procès que je défends aujourd'hui jusqu'à extinction d'argent et de chaleur. L'autre affaire honorait ma mémoire, et celle-ci restée en suspens pouvait lai dégrader : aussi Texhérédation était-elle la moindre peine que je prononçais contre le lâche ami qui m'aban* donnerait en ce point ; autant qu'il était en moi, je le Touais à l'indignation publique.
Il sera suivi, ce procès ! grâces au ciel, je suis vivant, quand depuis ce moment j'ai dû deux fois être mort. Tous les jurisconsultes disent que l'arrêt sera cassé. Pen accepte l'augure avec reconnaissance ; et je sens dans mon cœur qu'il doit l'être. N'ai-je pas assez payé ma dette à l'infortune, et n'est-il pas temps que le malheur finisse ?
Et cependant l'auteur connu de tant de maux, qui me provoque encore à prendre la plume, flnit son dernier mémoire en disant, le plus dédaigneusement qu'il peut, que le seul parti qui lui convienne ett de mépriser mes défenses, qu'il appelle des mauvais propos.
Tout ce qu'il vous plaira, monsieur le comte. Armez- Tous d'un ton bien supérieur ! masquez bien votre avarice ! affectez le plus grand dédain ! j'y consens : bien assuré que si quelqu'un vous pardonne un jour de m*avoir méprisé, jamais personne au moins ne me méprisera pour vous avoir pardonné.
Carox de Beaumarchais.