‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 479 sur 607 · DERNIER EXPOSÉ · texte numérisé non relu

DERNIER EXPOSÉ

bES FAITS QUI OM DAPPORT A l'IEBBE - AOGUSIUI CAKi5 Ht BEAINARCIIAIS, DANS L£ PROCÈS DU SIELR KORMIAS œSIIL SA FEMME.

Ou lis ce moment d'élaii universel, où tous Xes eb|iils sont tendus vers les intérêts nationaux, oti chaque homme s^lionore de s*occuper de tous, celui-là est bien malheureux, qui, forcé de parler de lui, est obligé dy ramener les autres. Le respect dii aux circonslaocei doit au moins l'engager d écrire simplement, et sam prétention, la justification qu on lui a rendue nécessaire. C'est ce que je vais faire aujourd'hui. En Xv^sA ot récit, on verra que c'est malgré moi que j'ai dii m'occuperde moi. Mais pouvais-je moins faire, à la On du plus odieux, du plus ridicule procès, que de repousser, par un simple exposé, la muhitude de libelles avec lesquels de faméliques écrivains, cachés et guidés par l'imposleur Bergasse, battent monnaie depuis deux a» îiUK dépens d'un public trop facile, en l'abusant $ar tous les points de celle scandaleuse affaire?

A voir l'empressement avec lequel on dévomil ces infamie^, oniût dit qu'il ne fallait plus à notre peuple ({ue deux choses : du pain et des libellée, des libella fi du pain. Et parce que j'avais fortement réclamé la liberté de la presse, il semblait juste à tous que je fu^sc accablé le premier sous sa plus effrénée licence. Maé quel particulier oserait maintenant se plaindre de s'en élic trouvé frappé, après toutes les horreurs dont noœ sommes lémoins ? Laissons ces tristes réflexions : renfermons-nous dans notre objet, il n*y prête que trop lui-même.

Que ceux qui dans le mal d'autrui ne cherchent qu'an vain amusement, s'abstiennent de lire ce récit, deslinè partout à convaincre, mais sans espoir d'intéresser: sa force tout entière se lire des nombreuses pièces pn^bantes qui l'accompagnent et le surchargent.

Dans les discussions de ce genre il faut bien renoocer à plaire. La rage et la démence unies m'ont attiré dans celte arène, sans qle j'y aib o*autrk pROcàs 9^

MÉMOIRES

JK FAIS MOI-MÊME À TOUS MES CALOMllIATBUflS. Ou-

dis non inculpé, je repousse une longue injure, ndant vengeance aux magistrats. Si je me rends )ncis, je regretterai peu de chose. L*élégance ibitionne est la désirable clarté. Je vais prouristes vérités ; ce sera toute mon éloquence, ique une loi très-utile au code qu*on va réfor- 3st celle qui ordonnerait qu'aucun mari ne Qlenler la scandaleuse action d'adultère contre e, sans avoir consigné sa dot ; cette sage préguérirait beaucoup d'âpres époux de l'envie r une voie si flétrissante de s'emparer du bien i épouses; surtout les tribunaux et le public mi pas inondés de toutes les calomnies inpar le sieur Guillaume Komman, pour éviter *e compte d'une dot qu'il a dilapidée, et pour r de tous ceux qu'il a vus s'y intéresser, ce procès très-affligeant pour la jeune femme mais démontré déshonorant pour le mari qui uit, un premier libelle imprimé m'a fait prendre Tient de me justifler sur quatre faits qu'on m'y Je dois les répéter ici.

»'oir concouru avec force à faire accorder par ine dame enceinte, enfermée, la liberté condide faire ses couches ailleurs que dans une le force, où son désespoir la mettait en danger e la vie.

roir examiné sévèrement l'état d'une grande »e dont on appréhendait la ruine, à la vive solliai-je dit, de personnes du plus haut rang, qui intérêt et qualité pour désirer d'en être in-

mètre opposé, disait-on, par toutes sortes de

au rapprochement douloureux de cette infor-

ec son avide mari.

roir enfin causé la ruine de celui-ci, et forcé

S qu'il ne veut pas qu'on nomme banqueroute,

famanl en tous lieux.

non premier mémoire je me suis hâté d'a-

s deux premiers chefs imputés. Je me suis

•ubliqueinent d'avoir, en cette occasion, rempli

oir d'homme sensible et généreux ; je me suis

avoir fait ce qui m'est reproché comme un

'ai nié formellement d'avoir fourni le plus ;tex(e aux deux dernières imputations. Je m'en* 1 démontrer la fausseté, d'en bien prouver la , sous peine de mon déshonneur.

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