EUGÉNIE, ACTE IV, SCÈNE IX
LE covn.
Non : ce n*est pas ce que vous pensez sûrement. Mais TOUS savez que les mariages d'intérêt rompent souvent des liaisons agréables : c*est précisément mon histoire. Une fille charmante qui s*est donnée à moi, et que j'aime à la folie, loge ici depuis quelques jours avec sa famille; elle a eu vent de mon mariage, on m*a écrit ce soir : je viens... assez embarrassé, je Tavoue.
SIR CBARLES.
C'est unegrisette, sans doute?
LE COMTE
Ah ! rien moins ! Voilà ce qui m'afflige et qui m'embarrasse. J'ai même un soupçon que ceci pourra bien avoir un jour des suites... Il y a un frère... Mais je crois entendre le signal convenu. Souffrez que je vous laisse un moment au jardin : vous voyez jusqu'où va déjà ma
confiance en votre amitié. (Le comte le mène au jardin, re- Tîral. et ferme la porte après lui.)