‹ Œuvres complètes de BeaumarchaisChapitre 494 sur 607 · NAK<SANT DES GRANDS EFFORTS QUE VOUS AVEZ FAITS ES LKI · texte numérisé non relu

NAK<SANT DES GRANDS EFFORTS QUE VOUS AVEZ FAITS ES LKI

FAVEUR, vous présente ses remercîments et l'assurance de son estime.

« Il gémit df.s contre-temps que vous avez souffews POUR LK suiTiEN DE CES Itats. l'es circonst^uces malheureuses ont enipêclié rexécution de ses désirs; mais il va prendre les mesures les plus promptes pour l'acqpit-

TEMKNT DE la dette QU'iL A CONTRACTÉE ENVERS VOIS.

« Les sentiments généreux et les \ues étendues qui seuls pouvaient dicter une conduite telle que u w^tm»

MÉH01Kl!;s.

font bien Téloge de yos aclions et l'ornement de Totre caractère. Pendant que, par vos rares talents, yous tous rendiez utile à votre prince, vous avez gagné Testime de éetle république naissante, et NÉRiré les applaudissements DU NOUVEAU XO.XDE, etC

« Signé : John Jay, président. »

Si ce n'était pas de l'argent, c*était au moins de In ivconnaissance. L'Amérique, plus près alors des grands services que je lui avais rendus, n'en était pas encore à chicaner son créancier, à me fatiguer d'injustices, pour user, s'il se peut, ma vie, et parvenir à ne me point payer.

Il est encore très-vrai que dans la même année le respectable M. JefTerson, leur ministre en France aujourd'hui, et gouverneur alors de Virginie, frappé des pertes affreuses que la dépréciation de leur papiermonnaie me ferait supporter, si l'on avait Tinjustice d'y englober mes créances, écrivit à mon agent général en Amérique, M. de Francy, en ces termes, le 17 décembre 1779 :

• Monsieur,

9 Je suis bien mortifié que la malheureuse dépréciation du papier-monnaie, dont personne, je pense, n'avait la moindre idée lors du contrat passé entre le subrécargue du Fier Rodrigue^ et cet état, ait enveloppé dans la perte commune M. de Beaumarchais, qui a

SI BIEN MÉRITÉ DE NOUS, ET QUI A EXCITÉ NOTRE PLUS GRANDE ▼ÊNÉRATION PAR SON AFFECTION POUR LES VRAIS DROITS DE

l'oomme, son génie et sa réputation littéraire, etc.

Signé : Thomas Jefferson. »

Et j'ai ces lettres originales.

Dans l'ouvrage que je vais mettre au jour, lorsque je montrerai les preuves de V excellence de tous mes envois k ce peuple, d'après les visites exactes qu'ils en tirent faire eux-mêmes avant que mes vaisseaux partissent, bien attestées par leur ministre, et les excuses qu'il m en fH, do?(t j'ai tous les origuvaux, on sera quelque peu surpris de la patience avec laquelle j'ai supporté les invectives de tous les brigands qui m'attaquent depuis le procès Kornman. Mais j'aurais cru trop avilir le plus ^rand acte de ma vie, V honorable part que f ai eue à la liberté de V Amérique^ si j'en avais mêlé la discussion à un vil procès d'adultère, dont les mensonges les plus grossiers alimentaient sans cesse la très-déplorable instruction. C'est mon mépris, c'est mon indignation, qui m'ent fait garder le silence. 11 est rompu, je ne me tairai plus sur ce grand objet, la gloire de ma vie entière.

Ils disent que mon avarice sordide a causé les malheurs du peuple américain ! Mon avarice ! à moi ! dont la \ie n'est qu'un cercle de générosité, de bienfaisance ! et je ne cesserai de le prouver, forcé de dire du bien

' faisceau de goerrei rooi, lrùs*rictiemenl chargé, donl j'avais à erédii la cargaison à la Virginie, qui me la doit encore presque ^■Uére» après plot de douia ans passés.

de moi, puisque leurs farouches libelles ont rendu tant d'hommes injustes.

Pas un seul être alors n'allait d'Europe en Amérique sans m'avoir des obligations pécuniaires, dont presque toutes sont encore dues; et nul Français n'a souffeit dans ce pays-là, que je ne l'aie aidé de ma bourse.

A ce sujet j'invoquerai un témoignage que vous faites gloire de respecter, messieurs, celui du très-vaillant général de vos troupes. Demandez-lui si mes services n'allaient pas chercher les Français malheureux dans tous les coins de l'Amérique.

Demandez-lui si mon agent ne sut pas l'avertir luimême, de ma part, que les usuriers du pays lui vendaient l'or à cent pour un, ce dont sa très-grande jeunesse l'empêchait de s'apercevoir ; s'il ne lui fil pas toucher du doigt la dilapidation de sa fortune entière, malgré la dépense modeste à laquelle il se réduisait ; s'il ne lui offrit point en mon nom, suivant les ordres quil en avait de moi, de lui fournir l'argent dont il aurait besoin, qu'il me ferait rendre en Europe au seul intérêt de la loi. Rendez justice à mon bon cœur, noble marquis de la Fayette ! Votre glorieuse jeunesse n'eûtelle pas été ruinée, sans les sages avis et les avances de mon argent ? Vous m'avez bien rendu l'argent qu'on vous a prêté par mon ordre ; et, je le dis à votre gloire, en me remerciant à Paris en achevant de me rembourser, vous avez voulu que je retinsse cinquante louis de plus qu'il ne m'était dû par vous, pour joindre cet argent aux charités que je faisais aux pauvres mères qui nourrissent, pour avoir part à ma bonne oeuvre, dont plusieurs établissements m'ont coûté déjà vingt mille francs. Certes, je ne les regrette point ; mais je veux dire du bien de moi, puisque l'on me force à en dire. Rendez-moi justice aujourd'hui, vous, noble général dont j'ai prédit les hautes destinées, lorsque, appelé à Versailles pour essuyer de vifs reproches sur votre fuite en Amérique, à laquelle pourtant je n'avais pas contribué, je dis à M. de Maurepas ce mot .sur vous, qui est resté: «< Celte étourderie-là, monsieur, est le prea mier feuillet de la vie d'un grand homme. »

Ce ministre me dit, quelques semaines après, qu'on vous avait fait arrêter près de la Corogne, en Espagne, et que vous aviez feint de revenir en France ; mais que, trompant lo garde-conducteur, vous aviez rejoint le le vaisseau où vous attendaient vos amis; et ma réponse fut celle-ci : bon ! voilà le second feuillet.

Vous avez fait depuis, mon général, de ces feuillets un fort beau livre ; mais, d'après ce que vous savez de moi, croyez-vous un seul mot de ce que ces brigands impriment? Pardon, mon général, j'ai invoqué, dans d'autres temps, le témoignage respectable du comte dEstaing, votre ami. Si c'est votre tour aujourd'hui, je puis faire de ma part une fort belle liste aussi de tous les f^eiis de bien que j'ai droit d'invoquer. Et vous, baron Steuben, comtes Poularski, Bienouski ; vous. Tronçon, Prudhomme, et cent autres qui m'avez dû la gloire que vous acquîtes en Amérique, sans vous être jamnis ac|uittés envers moi, sortez de

MËHOIKES.

la lombe et pariez ; ou vos lettres et vos èiïets, que j*ai, s'exprimeront en votre place.

Quinze cent mille livres au moins de services rendus remplissent chez moi un portefeuille qui ne sera jamais peut-être acquitté par personne ; et plus de mille infortunés, dont j*ai prévenu les besoins, sont tous prêts à lever leur voix pour attester ma bienfaisance. Entre mille, un seul suflira. Parlez, vous, Joseph Pereyra, négociant de Bordeaux, qui m'écrivîtes, en frémissant, du fond des cachots de Tinquisition, près de Cadix, où votre état connu de juif vous avait fait jeter, et vous exposait à être brûlé vif! Vous vous souvîntes de mon nom, et trouvâtes moyen de me faire tenir une lettre. Mes cheveux, en la recevant, se hérissèrent sur ma tète. Je courus à Versailles, où, pleurant à genoux devant M. le comte de Vergennes, je le tourmentai tant, que j'obtins qu'on vous redemandât, comme appartenant à la France ; et je vous arrachai au feu, en vous faisant passer tout l'argent pour votre voyage. Vous êtes un des hommes que j'ai trouvés les plus reconnaissants ; toute votre nombreuse famille m'a écrit pour me rendre grâce. Cette aventure mérite bien que je la cite en mon honneur.

M'accuser, moi, de sordide avarice ! Je veux prendre encore à témoin de ma froide résignation les vingtquatre commissaires du district des Blancs-Manteaux, qui me faisaient l'honneur de travailler chez moi à la collecte de la capitation, le jour que l'on prit la Bastille. Un homme effaré entre, et dit: « Monsieur de « Beaumarchais, deux mille hommes sont dans votre « jardin ; ils vont mettre tout au pillage. » Chacun, très-cffrayé, se lève ; et moi je réponds froidement : « iNous ne pouvons rien à cela, messieurs; c'est un mal « pour moi seul ; occupons-nous du bien public ; » et je les invitai de se remettre en place. Ils sont loin d'être mes amis ; c'est leur témoignage que j'invoque, et je profiterai de ceci pour rendre grâce à ce district. Quelqu'un ayant couru y dire qu'on allait piller ma maison, quatre cents personnes généreuses en partirent, pour défendre ma possession attaquée; mais le mal était apaisé quand ces messieurs arrivèrent. Voilà comment mon avarice et mon ingratitude se montrent en toute occasion.

Le tiers de ma fortune est dans les mains de tous mes débiteurs ; et depuis que j'ai secouru les pauvres de Sainte-Marguerite, quatre cents lettres au moins sont là sur mon bureau, d'infortunés levant les mains vers moi. Mon cœur est déchiré, car je ne puis répondre à tous. Pendant que les brigands de la forêt de Bondy, entrés par le district des Uécollets dans cette ville, me poursuivent avec grand bruit, les malheureux de l'intérieur me crient : Homme bienfaisant, jetez sur nous un regard de pitié! C'en est trop, je n'y puis tenir, et j'offre ici de faire la preuve que tel qui dit du mal de moi n'est qu'un malheureux salarié par tel monstre qui m'a les plus grandes oblii^alions: ou c'est ce monstre-là lui-même, ou des gens entraînés qui ne m'ont jamais vu ni parlé. Cette rage est poussée aujourd'hui jusqu'à la démence.

Allons, mes braves adversaires, voilà de quoi voib exercer. Répétez à quelques Français qu'un peu de jalousie tourmente, que tout cela n'est qu'un vain coQti>. Oh ! quel plaisir j'aurai de bien prouver à ces gen»-là ce que j'ai fait pour l'Amérique ingrate... ou peutêtre trompée ; car je ne sais encore lequel :

Mais, citoyen d'un État libre.

Je mettrai l'univers entre ce peuple et moi.

Et VOUS, nobles concitoyens, tous membres, aiibi que moi, de la commune de Paris, mes pairs et mes ytir^< enfin, donnez un généreux exemple d'un Iohjbgemenl par jurés : prononcez sur la cause que je toos ai soumise ; mais prononcez très-prompt ement, comme vous vous y êtes engagés. Savez-vous que, pour on homme qui souffre, quinze jours écoulés font déjà vingt et un mille six cents minutes ? car c'est ainsi que riodignation douloureuse fait le calcul de son atlente. Si je suis traître à la patrie^ ne me faites point de quartier ; je leur fais grâce des injures, ne nous altadioiK qu'à des faits.

Pendant celte affreuse anarchie, pendant ce lerriWe intervalle entre la loi qu'on a détruite et celle que l'on va créer, je ne sais pas encore comment un citoyeo blessé peut avoir raison d'un district qui se rend coupable envers lui de la plus noire calomnie. Où porter ma plainte? où l'instruire? à quel tribunal, eo on mot, p6urrai-je en obtenir justice ? Les atrocités soot au comble, et toutes les lois sont muettes.

Puisque vous avez accueilli leur inculpation dif&manle, vous ne pouvez rejeter ma justification. C'est au nom de la liberté que je vous demande vengeance. Si les brigands qui brûlent les châteaux appellent ci^ liberté, celte canaille plumitive qui flétrit les répulatioc? nomme aussi cela liberté ; permettez donc que je I invoque, cette liberté précieuse, pour obtenir au inoiiii un jugement de vous. Le mépris que je fais de rm^ accusateurs ne vous dégage point du ^e\o\r impov^' prononcer entre eux et moi. Vous ne souffrirez [«as qu'on dise que mes grands ennemis sont dans ro^^^ assemblée, ni que l'on vous applique l'apoplithegine >i dur de ce grand penseur, Tabbé Sieyes: Ils veulent ètft libres y et ne savent pas être justes* Ma confiance en voire équitdne me permet pas de la craindre.

>on que je vous demande à rester parmi vous, j«? n'ai rien fait pour y entrer ; mais kul ici r'a mou » m'en exclure, si Ton ne prouve pas

Que « je suis traître à la patrie ; »

(jue « je suis lié avec vos oppresseurs ; i»

Que « j'ai été chassé d'un district ; »

Que « j'ai fait des intrigues pour être député d'un « autre ; »

Que « j'ai accaparé des grains; i>

Que « j'ai promis douze mille fusils au prèvùt d^ « marchands Flesselles ; »

Que « j'ai chez moi des souterrains qui conduisait i « la Bastille ; »

MÉMOIRES

(Jiie « j'ai (iéslioiioré la France dans mes relations K d'Aiiiêrique; »

Que 4 mon avarice sordide a causé les malheurs de « ce peuple. »

Car voilu les iuiputtilions de celte nuée de libellistes qui a fondu sur moi connue une plaie d*Égyple. Ah ! faites-moi justice de Lint d*horreurs accumulées, et je remets modestement cette dignité qu'on envie. Tant de gens m'en semblent avides, qu'un homme las qui se relire doit trouver grâce devant eux.

Des accusations si étranges pouvaient seules excuser le témoignage que je me rends, et les aveux qu'un vil complot m'arrache. Deux ans plus tôt, ils eussent été sans fruil, imprudents, même impoliliques. Deux ans plus lard, la constitution achevée et le corps des lois décrété mettant tout citoyen à l'abri des lâches atteintes, ils ne seraient qu'un jeu de misérable vanité. Ce moment seul, livré aux délations, aux calomnies, aux désordres de tous les genres, permet peut-être à la fierté blessée de s'écarter du silence modeste que tout lioniuie doit s'unposer sur- ce qu'il a fait de louable ; et surtout, messieurs, quand l'oubli, quand le retard d*un jugement par vous si solennellement promis, semble autoriser quelque plainte, est inexplicable pour tous, et rend le public inquiet sur les motifs qui vous ferment la Louche. N'en doutez point, messieurs, U y \a de l'honneur de \otre nombreuse assemblée de tenir parole à ses membres, quand vous croiriez ne rien devoir à un citoyen poignardé qui réclame votre secours.

Dans Fattente de votre décision, je suis avec le plus profond respect, Messieurs,

Votre, etc.

CaKOX de BEAUMAncOAlS.

Paris, ce i septembre 1789.

POST'SCMPTUM.

Du 5 septembre.

Au moment où j'achèved'imprimer celte requête, je revois deux écrits qui, bien (jue différents, se prêtent un mutuel secours. L'un est une motion imprimée, par laquelle un sieur le Marchant félicite naïvement le district des Kécollets de la conduite honnête qu'il a tenue envers moi. Ce sieur le Marchant na doute point qu^une pareille conduite n'honore à jamais ce district. On voit que c'est un fort bon homme.

L'autre est une lettre anonyme d'une écriture contrefaite, et figurée ainsi :

On dit que tu réponds^ misérable. Si lu fais le moindre effort pour soi tir de Vétat oii nous voulons que tu reste, tu ne sera pas en vie dans huit jours. Le papier semblable à cette lettre servira de réponse au tien y et tu n'aura pas même r honneur du réverbère, (A monsieur Beaumarchet, etc., « Paris.)

Kl celle lettre e:trcrite sur le revers d'un billet d^ea-

terrement. Certes, le district des Kécollets a là d'honorables champions! Il faut convenir aussi que la petite poste est une merveilleuse invention pour les donneurs de bous conseils ! J\'ii gardé Tavis imprimé de Tobligeant sieur le Marchant; mais j'ai porté celui de Taulre galant homme au commissaire Defresne, en le priant de joindre c^lte pièce à toutes les autres du dossier de mes plaintes au criminel. Et, pour servir ces messieurs à leur gré, j'ai fait presser mon imprimeur; car je voudrais être jugé avant qu'ils exécutent leur noble plan sur ma personne.

0 citoyens ! quels fruits de la liberté ! Ce sauvageon amer a grand besoin d'être greffé sur de sages lois réprimantes!

Caron de Bbaumarcuais.

.NOTE ADDiT10:(NELLE DU 6 SEPTEMBRE.

« Le commissaire Defresne me fait remarquer ce malin que le billet d'enteirement dont on a pris moitié pour m'écrire cette infamie, est celui d'un citoyen mort au mois de juillet dernier dans le district des Récollets, et enterré à Saint-Laurent. Ainsi le style et récriture de l'anonyme, en tout pareils à d'autres que j'ai reçus pendant le procès Kornroan ; la demeure ds ce dernier ET AUTRES dans la rue de Carême-Prenant, dont les Recollets sont très-proches ; le billet d'enterrement d'un homme de c&districl, employé pour m'écrire (quel raffinement d'hoireurs, choisir un papier mortuaire pour faire la menace d'un meurtre.^', l'identité des termes de la motion des Kécollets avec ceux des libelles dont j'avais déjà rendu plainte ; les preuves faites contre les payants et les payés de ces libelles correspondants (et je les nommerai tous, atln qu'ils soient connus); toutes ces circonstances rapprochées pourront mettre un jour mes héritiers, à mon défaut, ou moi sijr la voie des scélérats, quand nous aurons des tribunaux.

« Cependant, braves ennemis, vous entendez mal votre affaire. Assassiner un homme est sans doute un moyen certain pour lui faire perdre en un moment sa représentation à la Ville. Mais n'est-ce pas le plus faible de tous les arguments quand il s'agit de prononcer sur lui?

« Et vous, messieurs de la Commune, qm augmentez leur audace et ma peine par un oubh de dix-neuf mortçls jours; vous qui, suspendant mes fonctions pour délibérer sur ma plainte, m'avez puni avant de ju-* ger, ne voulez plus me juger parce que vous m'avez puni ! on en usait ainsi à la Bastille. Ah! n'oubliez jamais que vous l'avez détruite, pour substituer des jugements légaux à des vengeances arbitraires !

« Caron de Beaumarchais, b

MÉMOIRES

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