SCÈNE IX
LE COMTE, BÉGEARSS
LE COMTE la regardant aller.
Je ne reviens pas de mon étonnement. Je m'attendais à des débats y à des objections sans nombre ; et je là trouve juste, bonne, généreuse envers mon enfant!
3ia LA MÈRE COUPABLE.
moi qui lui sers de mère ^ dit -elle.... Non, ce n'est point une méchante femme ! elle a dans ses actions une dignité qui m'impose.... un ton qui brise les reproches, quand on voudrait l'en accabler. .Mais , mon ami , je m'en dois à moi-même pour la surprise que j'ai montrée en voyant brûler ces papiers.
BÉGEA.IISS.
Quant à moi , je n'en 'ai point eu , voyant avec qui vous veniez. Ce reptile vous a sifflé que j'étais là pour trahir vos secrets ? de si basses imputations n'atteignent point un homme de ma hauteur ; je les vois ramper loin de moi. Mais après tout, monsieur, que vous importaient ces papiers ? n'aviez-vous pas pris malgré moi tous ceux que vous vouliez garder? Ah! plût au ciel qu'elle m'eût consulté plus tôt ! vous n'auriez pas contre elle des preuves sans réplique !
LE COMTE avec douleur.
Oui , sans réplique ! ( Avec ardeur.) Otons - les de mon sein : elles me brûlent la poitrine, (n tire la lettre de son seio,
et la met dans sa poche.)
BEGE A.RSS coutiniie avec douceur.
Je combattrais avec plus d'avantage en faveur du fils de la loi ! c$tr enfin il n'est pas comptable du triste sort qui l'a mis dans vos bras !
LE COMTE reprend sa fureur.
Lui , dans mes bras ! jamais.
BEGEARSS
Il n'est point coupable non plus dans son amour pour Florestine; et cependant ^ tant qu'il, reste près d'elle ^ puis-je m'unir à cette enfant , qui , peut-être éprise elle-