ACTE I, SCÈNE IX
frappe, on est long-temps à m'ouvrir ; ta cousine a Tair empêtré; je prends un soupçon , je lui parle, et tout en causant j'examine. 9 y avait derrière la porte une espèce de rideau, de porte-manteau ,> de je ne sais pas quoi qui couvrait des bardes; sans. faire semblant de rien, je vais doucement, doucement leiner ce rideau,
(pour imiter le geste ii lève la Mbe du fiRUMili) et Je VOIS.... (Il aperç)il le pAge.) Ak,!
Ii<» Ua I Susaune.
"* "^- Chénibia
lïE COMTE. dans le
fauteuil.
Ce tour-ci vaut l'auti*e. • Le comte.
BA.SILE
Encore inieux«
UE COMTE À Siuatine.
" A merveilles , mademoiselle ; à peine fiancée vous feites de ces apprêts ? C'était pour recevoir mon page que vous désiriez d'être seule? ^t vous, monsieur, qui ne changez point de conduite, il vous manquait de vous adi-esser, sans respect pour votre marraine, à sa première camariste, à la femme de votre ami ! mais je ne souffrirai pas que Figaro , qu'un homme que jVslime et que j'aime, soit victime d'unç pareille tromperie; étaitil avec vous,. Basile?
SUSANNE outrée.
Il n'y a tromperie ni victime; il était là lorsque vous me parliez.
LE COMTE emporté.
I^uisses-tu m'entir en le disant! son plus cruel ennemi n'oserait lui souhaiter ce malheur.
SUSANIfE.
Il me priait d'engager madame à vous demander sa grâce. Votre arrivée Ta si fort troublé, qu'il s'est masqué de ce Êiuteuil.
LE COMTE en colère.
Ruse d'enfer! je m'y suis assis ai entrant. Hélas! monseigneur, j'étais tremblant derrièrew
LB COMTE
Autre fourberie! je viens de m'y placer moi-même.
Qfll|BrUBIir.
Pardon ! mais c'est alors que je me suis blotti dedaps.
LE COMTE plus outié.
C'est donc une couleuyre que ce petit.... serpent-là ! il nous écoutait !
GHÉaUBIIf.
Au contraire, monseigneur, j'ai fait ce que j'ai pu pour ne rien entendre.
LE COMTE
O perfidie ! (à Susanne.) Tu n'épouseras pas Figaro.
BASILE
Contenez-vous, on. vient.
LE COMTE tirant Chérubin du €Giu|euil et le mettant sur ses j^eds.
Il resterait là devant toute K tei:re !