‹ Œuvres complètes de Beaumarchais, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 251 sur 356 · ACTE IV, SCÈNE Xin · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE Xin

LA COMTESSE priant.

Accepte l'hoiTeur que j'éprouve en expiation de ma faute !

LE COMTE Ut.

ce Puis-je espérer que le nom de Léon?... » (il parle.) Et ce fils s'appelle Léon !

LA COMTESSE égarée, les yeux fermét.

O Dieu ! mon crime fîit bien grand , s'il égale ma punition! Que ta volonté s'accomplisse ^

LE COMTE plus fort.

Et couverte de cet opprobre, vous osez me demander compte de mon éloignement pour lui ?

LA COMTESSE priant toujours.

Qui suis-je pour m'y opposer , lorsque ton bras s'appesantit?

LE COMTE

Et lorsque vous plaidez pour l'enfant de ce malheureux, vous avez au bras mon portrait!

LA COMTESSE , en le détachant , le regarde.

Monsieur, monsieur, je le rendrai; je sais que je n'en suis pas digne. ( Dans le plus grand égarement.) Ciel ! que m'arrive-t-il? Ah! je perds la raison! Ma conscience troublée fait naître des fantômes. — Réprobation anticipée! — Je vois ce qui n'existe pas.... Ce n'est plus vous, c'est lui qui me fait signe de le suivre, d^aller le rejoindre au tombeau !

LE COMTE effrayé.

Comment? Eh bien! Non, ce n'est pas....

LA COMTESSE en délire.

Ombre terrible! éloigne- toi !

LE COMTE cric avec douleur.

Ce n'est pas ce que vous croyez !

LA COMTESSE jette le bracelet par terre.

Attends... oui, je t'obéirai....

LE COMTE plus troublé.

Madame, écoutez-moi....

LA COMTESSE

J'irai.... Je t'obéis.... Je meurs.... (Elle reste évanouie.)

LE COMTE effrayé ramasse le bracelet.

Tai passé la mesure.... Elle se trouve mal... ah ! Dieu ! courons lui chercher du secours.

(Il sort, il s'enfuit.) ( Les convulsions de la douleur font glisser la comtesse à terre.)

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