ACTE V, SCENE V
k MOirSIEUR FAL.
i Avec ces éclaircîssemens, ai-je pu r^ser le porte-
feuille qu'il exigeait? Ce sont trois millions au porteur. Si vous rompez le mariage y et qu'il veuille gai*der l'argent, c'est un mal presque sans remède.
LE COMTE avec véhémence.
Que tout l'or du monde périsse , et que je sois débarrassé de lui !
FIGARO jetant son obapeau sur v^ ftntwiK.
Dussé-je être pendu , il n'en gardera pas une obole ! (▲ saumne.) Veille au dehors, Susanne.
(Elle tort.) MOirSIEUR FAL.
Avez-vous un moyen de lui faire avouer devant de bons témoins qu'il tient ce trésor de monsieur? Sans cela je défie qu'on puisse le lui arracher.
FIGARO
S'il apprend par son Allemajid ce qui se passe dans i'hôtel , il n'y rentrera plus. ,
LE COMTE vWemenl.
Tant mieux ! c'est tout ce que je veux. Ah ! qu'il, garde le reste.
FIGARO vivement
Lui laisser par dépit l'héritage de vos enfans ? ce n'est pas vertu , c'est faiblesse.
LEON féché.
Figaro ?
FIGARO plus fort.
Je ne m'en dédis point. (Au comte.) Qu'obtiendra donc de vous l'attachement y si vous payez ainsi la perfidie?
LE COMTE sefiicbant.
Mais 1 enlrepi'enclre sans succès, c'est lui ménager un triomphe....