‹ Œuvres complètes de Beaumarchais, précédées d'une notice sur sa vie et ses ouvragesChapitre 301 sur 356 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

ARTHENEE ^ ATAR. Tout U monde s'éloigne du roi.

ARTH£I9^]é£ s'avance.

Les sauvages d'un autre monde Menacent d'envahir ces lieux; Au loin déjà la foudre gronde ; Ton peuple superstitieux, Pressé comme les flots, inonde

4io TARARÇ.

Le parvis sacré de nos dieux.

ATAa.

De viis brigands une poignée , Sortant d'une terre éloignée, Pourrait-elle envahir ces lieux?

Pontife, votre ame étonnée....

Cependant, parlez Arthenée, Que dit l'interprète dçs dieux ?

ARTHENiÉE vivement.

Qu'il faut combattre,

Qu*il faut abattre Un ennemi pn^mptueux :

Le sol aride

De la Torride A soif de son sang odieux.

Par des mesures

Promptes et sûres.

Que l'armée ait un commandant

Vaillant, fidèle,

Rempli de zète :

Mais sur ce devoir important ,

Que le caprice

De ta miliée Ne règle point le choix d'Atar :

Que le murmure,

Comme une injure^ Soit puni d'un c^oup dç poignard.

AJAR.

Apprends-moi 4onc , ô chef dés Crames ! Ce qu'Atar doit penser de loi.

Ardent zélatc.u,r ^de la foi

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