ACTE JI, SCENE IL 4 M
Du passage étemel des âmes !
Le plus vil animal est nourri de ta main ,
Tu craindrais d'^ pucger la terre !
Et cependant tu brûles , dêns la guerre y De voir couler des flots de sang humain !
Ah! d'une antique jafasurdité, Laissons à Flndou les chimères.
Brame et Soudan doÎTent en frères , Soutenir leur autorité.
Tant qu'ils s'accordeDt.bien ensemble, Que r€»clave ainsi gaip^té y Sou0rey obéit, et croit et .tremble , Le pouvoir est en sûreté.. . i. ,
Dans ta politique nouvelle , Gomment mes intérêts soDlrilaunis aux tiens?
';::;.- ARTHSNÉÎB. :'.w '
Ah! si ta couronne ehancrile y
Mon temple, à mai, loknbe avec elle;
Atar, ces farouches chrétiens •
Auront des dieux jaloux dès > miens :
Ainsi qu'au trône, tout partage,
En fait de culte, est un outrage. Pour les dompter, fais que nos Indiens Pensent que le ciel même a conduit nos mesures : Le nom du chef dont nous serons d'accord , Je l'insinue aux enfans des augures;. ;
Qui veùx-lu nommer?
ATAR
Altan^or^.
4i2 TARARE.
ARTHENJÉE.
Mon fils !
ATAR
J*acquitte un grand service.
ARTHEN^E.
Que devient Tarare?
ATAR
Il est mort.
ARTHENÉE.
Il est mort !
ATAR
Oui, demain, j'ordonne qu'il périsse.
ARTHENÉE.
Juste ciel! crains, Atai*....
ATAR
Quoi craindre? mes remords ?
ARTHEITEE.
Crains de payer de ta couronne Un attentat sur sa personne.
Ses soldats seraient les plus forts.
Si sur un prétexte frivole Tu les prives de leur idole, Cette milice ,^ en sa fureur.
Peut, oubliant ton rang et ta naissance....
ATAR
J'ai tout prévu; Tarare, dans l'erreur, - Court à sa perte en cherchant Ta vengeance-^
Qu'une grande solennité
Rassemble ce peuple agité;
De ses cris et de ses murmures
Montre-lui le ciel irrité.