ACTE II, SCENE VllI
Fougueux adolescent y qui yeux nous commandei' ! Pour titre ici n'as-tu que des injures ? Quels ennemis t'a-t-on vu terrasser ?
Queb torrens osas-tu passer ?
Où sont tes exploits, tes blessures ?
ALTAHORT en foreur.
Toi , qui de ce haut rang brûles de t'approch^îr , Apprends que sur mon corps il te faudra marcher.
( l\ tire son sabre.) .
ARTHENÉE troublé.
O désespoir! 6 frénésie!
Mon fils!...
ALTAMORT plni forieux.
A ce brigand j'arracherai la vie.
TARARE froîdemout.
Calme ta fureur, Altamort.
Ce sombre feu, quand il s'allume.
Détruit les forces, nous consume :
Le guerrier, en colère, esl mort.
(Zktire son sabre.) .
ARTHENÉE s*écrie.
Le temple de nos dieux est-il donc une arène ?
ATAR se lève.
Arrêtez.
J'obéis....
(A Altamort, loi prenant la main.)
Toi, ce soir, à la plaine.
(A Calpigi, à part , pendant qu*Atar descend de son trône.)
Et toi , fidèle ami , sans Êtnal et sans bruit , Au verger du sérail attends-moi cette nuit.
ATAR lui remet le bâton de commandement au bruit d'une fanfare.
42a JiVKARJî.
Grande rriopclie pour sortir,
CHOBUA GENERAL saîr le cbpnt de b inurcli^.
Brama! si la vertu t'est chère, Si la voix du peuple est ta voix, Par des succès soutiens le choix Que le peuple mitier vient de faire.
Que sur ses pas
Tous nos soldats Marchent d'une audace plus fière !
Que l'ennemi , triste ^ abattu , Par son aspect d^ vainiMi, Sous nos coups morde la poussière!