SCÈNE V
( Le théâtre est trèi-obscur. )
CALPIGI y TARARE un poignard a la main , prêt à frapper
Galpigî qu'il entraine.
CALPIGI 8*éerie:
O Tarare!
TAaARE avec un grand trouble.
O fureur que j'abhorre !
Mon ami.... s'il n'eût pas parle, De ma main était immolé !
CALPIGI.
Tu le devais, Tarare! Il le faudrait encore, Si quelque esclave curieux....
TARARE trouMé.
Mille cris de mon nom font retentir ces lieux ! Je me crois découvert, et que la jalousie...: Mourir sans la revoir, et si près d' Astasie !
CALPIGI.
O mon héros! tes vêtemens mouillés.
D'algues impurs et de limons souillés!... Un grand péril a menacé ta vie !
TARARE à demi-voix.
Au sein de la profonde mer, Seul , dans une bai*que fragile, Aucun souffle n'agitant l'air.
Je sillonnais l'onde tranquille.
Des avirons le monotone biniit.
Au loin distingué dans la nuit,