ACTE n, SCÈNE XIII. io
je le vois 9 inutile! mais il est un moyen sûr de jeter en dedans cette légère porte. Holà, quelqu'un!'
LA COMTESSE
Attirer vos gens, et faire un scandale public d'un^ soupçon qui nous rendrait la fable du château ?
LE COMTE
Fort bien, madame ^ en effet, j'y suffirai; je vais h l'instant prendre chez moi ce qu'il faut.... (il marche pdur sortir et revient.) Mais pour que tout reste au même état , voudrez-vous bien m'accompagner sans scandale et sans bruit, puisqu'il vous déplaît tant?... une chose aussi simple, apparemment, ne me sera pas refusée.
LA COMTESSE troublée.
Eh ! monsieur, qui songe à vous contrarier?
Ah ! j'oubhais la porte qui va chez vos femmes ; il faut que je la ferme aussi , pour que vous soyez pleinement justifiée. (li va fermer la porte du foud, et eu ôte la def.)
LA COMTESSE à part.
Oh ciel ! étourderie funeste !
LE COMTE revenant à elle.
Maintenant que cette chambre est close, acceptez mon bras, je vous prie; (il ëtwe la voix) et quant à la Susanne du cabinet , il faudra qu'elle ait la bonté de m'attendre, et le moindre mal qui puisse lui arriver à mon retour....
LA COMTESSE
En vérité, monsieur, voil«^ bien la plus odieuse aven-r
tinv.... ( Le comte remmène vX htrmc la porte à la clef.)
io4 LE MARIAGE DE FIGARO,