‹ Œuvres complètes de Benvenuto CelliniChapitre 187 sur 285 · DE L'ORFÈVRERIE ET DE LA SCULPTURE · texte numérisé non relu

DE L'ORFÈVRERIE ET DE LA SCULPTURE

Si de ces écrits rassortent quelques enseignements profitables pour les lecteurs qui les parcourront d'un œil bienveillant, je m'estimerai heureux et je me trouverai bien récompensé de mes rudes fatigues. Si mon espoir est trompé, les gens sages et plus doctes que moi, en suppléant par leur science à mon insuffisance, devront au moins me tenir compte de mes bonnes intentions.

11 nous reste maintenant i dire, à ceux qui voudront se consacrer à l'orfèvrerie, quels hommes se sont servis des principes de cet art pour arriver à de plus nobles exercices. Ainsi firent, sous la protection du magnifique Cosme de Médicis , le sculpteur Donatello , l'architecte Filippo , fils de ser Brunellesco, et Lorenzo Ghiberti, l'auteur des merveilleuses portes de bronze du temple de San-Giovan- Battista de Florence, excellents artistes qui tous débutèrent par exercer l'orfèvrerie et dont le talent a déjà été célébré par une foule d'écrivains distingués.

Pour que le temps ne prive pas des louanges qu'ils ont également méritées les maîtres qui pratiquent exclusive- ' ment l'art dont nous allons nous occuper, nous mentionnerons aussi Antonio del Pollaiuolo, orfèvre d'une habileté extrême et dessinateur si parfait, que ses inventions servirent non-seulement à ses confrères, mais encore à quantité de sculpteurs et de peintres de cette époque , qui en tirèrent grand honneur.

Citons également Maso Finiguerra qui, à l'aide des dessins d'Antonio, resta sans rival dans l'art de graver les nielles, et Amerigo Amerighi, à qui personne n'a été supérieur dans le travail des émaux.

Michelagnolo de Pinzidimonte se distingua ensuite par ton talent à monter les pierres précieuses , et mérita de grands éloges par son habileté à nieller, à émailler et à ûseler.

Mais les trois frères Piero , Giovanni et Romolo del Ta-

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